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Intempéries: les orages sont-ils plus nombreux et plus violents cette année?

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. - Jacques Demarthon - AFP

Depuis le début du mois d'août, les vigilances oranges aux orages se succèdent, parfois accompagnées de violentes intempéries. Pourtant, cette situation n'est pas exceptionnelle.

Un mois de juillet caniculaire, un mois d'août orageux. Depuis le début du mois, cinq journées ont été concernées par une vigilance orange aux orages de Météo France. A plusieurs reprises, des phénomènes violents ont été observés. Vendredi, une tornade a ainsi traversé le nord de la Meurthe-et-Moselle avant de faire d'importants dégâts au Luxembourg.

Pourtant, les épisodes orageux ne sont pas si nombreux depuis le début de l'année.

"On est en fort déficit de l'activité électrique par rapport aux moyennes", tempère Pascal Scaniver, chef du service prévision à La Chaîne Météo. "On est à près de - 80% par rapport aux moyennes sur 20 à 30 ans sur les dix premiers jours du mois d'août", ajoute-t-il.

Moins de vigilances oranges

Depuis le 1er août, seulement 2276 impacts de foudre au sol ont été enregistrés. Même constat au mois de juillet, où l'activité électrique est en déficit de 30% par rapport à la moyenne. Selon le site Keraunos, 85.000 décharges ont été décomptés le 9 août, record de l'année, contre plus de 98.000 le 28 mai 2018.

Si l'on regarde le nombre de jours où Météo France a déclaré une vigilance orange aux orages, on est également très loin des records atteints en 2018. L'année dernière, sur la même période du 1er janvier au 12 août, une vigilance orange aux orages avait été décrétée à 29 reprises, contre seulement 19 cette année. 

Néanmoins, les épisodes orageux pourraient être plus fréquents au mois d'août.

"On est plutôt dans une configuration de régime océanique. Les dégradations viennent de l'Atlantique et traversent la France. Dans ce type de situation, à l'avant des dégradations, on a toujours des perturbations pluvio-orageuses qui se forment depuis l'Espagne, les Pyrénées jusqu'au Nord-Est", explique Pascal Scaviner.

Les dégradations orageuses naissent alors de la rencontre entre l'air frais venu de l'Atlantique et l'air chaud en provenance de l'Afrique du Nord. Mais plus que les orages, le prévisionniste s'attend à d'importantes précipitations. "On pourrait s'approcher des records de moyenne de cumul de pluie", déclare-t-il. À Saint-Etienne, depuis le 1er août, il est déjà tombé 113 millimètres de pluie, appuie le prévisionniste. 

Des phénomènes violents

Moins que leur nombre, c'est la violence de certains épisodes orageux qui interpellent. À Toulouse, au mois de juin, Météo France avait enregistré des rafales jusqu'à 137 km/h et l'équivalent de 15 jours de précipitations en 12 minutes. 

Plus récemment, la Haute-Loire a vu des pluies diluviennes s'abattre en seulement quelques heures provoquant des inondations, notamment à Pont-Salomon. Enfin, vendredi, une tornade a frappé le nord de la Meurthe-et-Moselle et le Luxembourg, prévenus d'un risque d'orages.

Mais si les dégâts sont très importants, ils sont surtout plus marquants car aujourd'hui "les gens filment" et parce qu'"on communiquait moins avant", suggère Pascal Scaviner, selon qui les dégâts deviennent désormais "très visibles".

"On est dans des phénomènes très intenses, mais dire que c'est à une fréquence plus élevée, c'est très difficile", nuance le chef du service prévision de La Chaîne Météo. "On peut avoir un été très sec l'année prochaine", nuance-t-il.

Et de rappeler que cet été, la France n'a pas vécu "des phénomènes exceptionnels". 

Pourtant, les épisodes orageux ne sont pas si nombreux depuis le début de l'année.

"On est en fort déficit de l'activité électrique par rapport aux moyennes", tempère Pascal Scaniver, chef du service prévision à La Chaîne Météo. "On est à près de - 80% par rapport aux moyennes sur 20 à 30 ans sur les dix premiers jours du mois d'août", ajoute-t-il.

Moins de vigilances oranges

Depuis le 1er août, seulement 2276 impacts de foudre au sol ont été enregistrés. Même constat au mois de juillet, où l'activité électrique est en déficit de 30% par rapport à la moyenne. Selon le site Keraunos, 85.000 décharges ont été décomptés le 9 août, record de l'année, contre plus de 98.000 le 28 mai 2018.

Si l'on regarde le nombre de jours où Météo France a déclaré une vigilance orange aux orages, on est également très loin des records atteints en 2018. L'année dernière, sur la même période du 1er janvier au 12 août, une vigilance orange aux orages avait été décrétée à 29 reprises, contre seulement 19 cette année. 

Néanmoins, les épisodes orageux pourraient être plus fréquents au mois d'août.

"On a est plutôt dans une configuration de régime océanique. Les dégradations viennent de l'Atlantique et traversent la France. Dans ce type de situation, à l'avant des dégradations, on a toujours des perturbations pluvio-orageuses qui se forment depuis l'Espagne, les Pyrénées jusqu'au Nord-Est", explique Pascal Scaviner.

Les dégradations orageuses naissent alors de la rencontre entre l'air frais venu de l'Atlantique et l'air chaud en provenance de l'Afrique du Nord. Mais plus que les orages, le prévisionniste s'attend à d'importantes précipitations. "On pourrait s'approcher des records de moyenne de cumul de pluie", déclare-t-il. À Saint-Etienne, depuis le 1er août, il est déjà tombé 113 mm de pluie, appuie le prévisionniste. 

Des phénomènes violents

Moins que leur nombre, c'est la violence de certains épisodes orageux qui interpellent. À Toulouse, au mois de juin, Météo France avait enregistré des rafales jusqu'à 137 km/h et l'équivalent de 15 jours de précipitations en 12 minutes. 

Plus récemment, la Haute-Loire a vu des pluies diluviennes s'abattre en seulement quelques heures provoquant des inondations, notamment à Pont-Salomon. Enfin, vendredi, une tornade a frappé le nord de la Meurthe-et-Moselle et le Luxembourg, placé en alerte orange aux orages.

Mais si les dégâts sont très importants, ils sont surtout plus marquants car "les gens films" et "qu'on communiquait moins avant", suggère Pascal Scaviner, selon qui les dégâts deviennent "très visibles" aujourd'hui.

"On est dans des phénomènes très intenses, mais dire que c'est à une fréquence plus élevée, c'est très difficile", nuance le chef du service prévision de La Chaîne Météo. "On peut avoir un été très sec l'année prochaine", nuance-t-il.

Et de rappeler que cet été, la France n'a pas vécu "des phénomènes exceptionnels". 
Benjamin Rieth