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Devant le Sénat, Nicolas Hulot évoque la fermeture de la moitié du parc nucléaire

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 19 juillet 2017 à la sortie du Conseil des ministres, à l'Elysée. Martin Bureau - AFP

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 19 juillet 2017 à la sortie du Conseil des ministres, à l'Elysée. Martin Bureau - AFP - Martin Bureau - AFP

Le ministre de la Transition écologique et solidaire avait auparavant évoqué le chiffre de 17 réacteurs, sur les 58 que compte la France.

Nicolas Hulot passe à la vitesse supérieure. Le 20 juillet, il estimait qu’il faudrait "peut-être" fermer "jusqu’à 17" réacteurs nucléaires d’ici 2025 pour ramener à 50% la part du nucléaire dans la production française d’électricité française, comme prévu dans la loi sur la transition énergétique.

Ce mercredi, devant la Commission des Affaires économiques du Sénat, le ministre de la Transition écologique et solidaire a évoqué la fermeture de pas moins de… 25 réacteurs, soit près de la moitié du parc nucléaire français, qui en compte 58.

Se défendant de "toute brutalité", Nicolas a affirmé dire "tout haut ce que personne n’ose dire".

"Si on veut réaliser cette loi, ce n'est pas 17 réacteurs qu'il faudra fermer, c'est probablement 25", a-t-il déclaré devant les sénateurs, pour atteindre un objectif "difficile".

Quels réacteurs fermer?

En février 2016, la Cour des comptes avait estimé qu’il faudrait arrêter "17 à 20 réacteurs" pour atteindre l’objectif de 50% de nucléaire dans la production nationale d’électricité, contre 72% aujourd’hui. Tout dépend pourtant du type de réacteurs concernés, qui ne sont pas tous de même puissance ni dans le même état.

"Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente", avait souligné Nicolas Hulot sur RTL le 20 juillet dernier.

Embourbée dans le conflit autour de la fermeture de la centrale de Fessenheim, sa prédécesseure Ségolène Royal, s’était refusée à chiffrer le nombre de réacteurs à fermer. Même ligne de conduite pour le Premier ministre Edouard Philippe, qui, après la première annonce de Nicolas Hulot, a préféré rester prudent et affirmer dans une interview aux Echos que des fermetures de centrales auraient lieu en France, "à moyen terme", sans donner ni chiffres ni calendrier.

Liv Audigane