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Colonie de vacances évacuée dans le Gard: le récit des témoins

Le sud-est de la France a été touché par de fortes intempéries ce jeudi. Le Gard a été au centre du phénomène et un homme y est porté disparu tandis que la colonie de vacances, installée dans le nord du département, qu'il aidait à encadrer a dû être évacuée. Les témoins ont raconté l'événement sur notre antenne.

Le Gard s'est trouvé ce jeudi l'épicentre du violent phénomène de précipitations, assorti de montées des eaux, qui a déferlé sur les départements du sud-est de la France. Un septuagénaire allemand est porté disparu à Saint-Julien-de-Peyrolas où la colonie de vacances, également constituée de jeunes ressortissants allemands, qu'il aidait à encadrer a dû être évacuée. Les mineurs, tous sains et saufs, ont ensuite été dirigés vers une salle polyvalente de la commune gardoise, avec leurs accompagnateurs. Quatre enfants et cinq adultes ont cependant été hospitalisés selon les éléments apportés ce jeudi soir sur notre antenne par Jérôme Tallaron, responsable du Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours du Gard. 

Des cris dans les arbres 

Plusieurs témoins, présents dans le camping au moment de l'épisode orageux et de la crue du ruisseau attenant, ont livré leurs récits devant nos caméras. Gilbert, lui-même campeur, a d'abord raconté: "Un torrent de pluie est arrivé et c’est tombé. Puis, on a entendu comme un grand boum. Le ruisseau à côté est devenu une rivière ahurissante, avec des troncs d’arbres. Et tout à coup, deux caravanes sont passées devant nous." Il a également perçu les cris des enfants allemands paniqués: "On entendait des enfants crier dans les branches. Mais que voulez-vous faire ?"

Tanya, touriste belge et germanophone, les a aussi entendus: "J’étais dans la tente à la cause de la pluie et j’entendais en allemand ‘Hilfe hilfe !’, ce qui veut dire ‘au secours !’. Ça me donnait vraiment la chair de poule. C’était choquant." Elle a poursuivi: "On est sorti et comme j’étais la seule qui parlait allemand, j’ai essayé de leur parler un peu, tout le monde avait déjà appelé les pompiers. J’essayais de crier pour les rassurer et leur dire que les pompiers allaient arriver. Et on voyait les gens, de loin, qui se tenaient dans les arbres."

Le maire, René Fabrègue, a lui aussi vu la colonie, en compagnie de l'un de ses adjoints, mais avant que les précipitations ne commencent à s'abattre sur les lieux. "Nous sommes allés les voir, de très bon matin, pour leur dire de bien guetter le niveau du ruisseau parce que le danger pouvait venir de là. Apparemment, ils étaient habitués, ce n’était pas la première année qu’ils venaient. Mais le ruisseau est peut-être venu plus vite que prévu", a-t-il dit. 

Selon nos informations, des bus doivent venir chercher les enfants ce vendredi pour les rapatrier en Allemagne. 

Robin Verner