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Viaduc effondré à Gênes: les pompiers doivent localiser d'éventuelles victimes ensevelies

Le commandant Jean-Paul Bosland, de la Fédération des sapeurs-pompiers de France, détaille sur notre antenne les moyens déployés pour ce type de catastrophe.

Au moins 30 personnes sont mortes dans l’effondrement d’un pont autoroutier, ce mardi à Gênes en Italie. Sur les lieux du sinistre, dont les causes restent à déterminer, les pompiers s’activent pour venir en aide aux victimes et retrouver d’éventuelles personnes ensevelies. Un travail de longue haleine démarre pour les secouristes italiens, comme l’explique le commandant Jean-Paul Bosland, de la Fédération des sapeurs-pompiers de France, à BFMTV.

Plusieurs moyens sont déployés dans ce genre de situation, comme le décrit le spécialiste: "Des équipes de maîtres-chiens qui permettent grâce aux chiens de localiser par l’odeur des personnes ensevelies", mais aussi des moyens techniques, comme des caméras envoyées sous les décombres, percés avec des perforateurs, pour retrouver d’éventuelles victimes. Enfin, "des appareils permettent de détecter des vibrations émises par des victimes dans les décombres".

"Progresser dans les décombres"

L’ampleur de la catastrophe est comparable à celle d’un séisme, bien qu’il n’y ait pas de risque de réplique. La principale difficulté des secours va être de "stabiliser cet effondrement":

"On est sur une rupture d’équilibre, donc il va falloir pour pouvoir progresser dans les décombres stabiliser, étayer l’ensemble de la partie effondrée de manière à envoyer les équipes de secours dans la meilleure des sécurités possibles."

Ainsi, "il va falloir enlever couche par couche de dalle de béton, percer des dalles de béton, envoyer les équipes médicales et de sauveteurs pour dégager des victimes".

Une longue recherche attend les secours locaux: "Il faut reconnaître jusqu’au plus bas niveau de toute la structure effondrée (…) pour lever tout doute sur la présence de personnes."

B.P.