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Une sœur d'al-Baghdadi arrêtée par les Turcs en Syrie

Rasmiya Awad, la soeur du chef de Dash Abou Bakr al-Baghdadi, a été capturée au nord de la Syrie par des forces turques

Rasmiya Awad, la soeur du chef de Dash Abou Bakr al-Baghdadi, a été capturée au nord de la Syrie par des forces turques - Handout / Turkish Government / AFP

Un responsable turc a indiqué ce mardi qu'une sœur d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daesh tué par un commando américain le 27 octobre, a été arrêtée dans un camp près d'Azaz. Cette ville est dans un secteur contrôlé par Ankara depuis une offensive militaire menée en 2016.

Une sœur d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daesh tué par un commando américain fin octobre, a été arrêtée par la Turquie à Azaz, dans le nord de la Syrie, a affirmé mardi un haut responsable turc. "Rasmiya Awad, née en 1954, a été capturée lors d'un raid contre un campement près d'Azaz", a-t-il indiqué, parlant sous couvert d'anonymat.

Selon lui, la sœur d'al-Baghdadi se trouvait en compagnie de son mari, de sa belle-fille et de cinq enfants. "Les trois adultes sont en cours d'interrogatoire", a-t-il affirmé. "Ce que nous apprendrons (de ces interrogatoires) aidera la Turquie, ainsi que le reste de l'Europe, à mieux se protéger des terroristes", a-t-il encore dit.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui dispose d'un vaste réseau sur le terrain, a confirmé l'arrestation de la sœur d'al-Baghdadi, son mari, sa belle-sœur, et ses "cinq petits-enfants", dans un camp près d'Azaz. Cette ville se trouve dans un secteur du nord-ouest de la Syrie contrôlée par la Turquie depuis une offensive militaire qu'elle y avait menée en 2016. "Quatre autre Irakiens ont été arrêtés", a ajouté le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

La Turquie a rejoint la coalition antijihadiste en 2015

Le président américain Donald Trump a annoncé le 27 octobre la mort d'al-Baghdadi lors d'un raid la nuit précédente dans le nord-ouest de la Syrie, à quelques kilomètres de la frontière turque. Le lendemain de cette annonce, la Turquie a affirmé que ses services de renseignement et ses militaires avaient eu des contacts "intenses" avec leurs homologues américains dans la nuit où s'était déroulée cette opération.

Longtemps soupçonnée d'avoir laissé les jihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, frappée par plusieurs attentats commis par Daesh, a rejoint en 2015 la coalition antijihadiste.

Mais Ankara a été accusé ces dernières semaines d'affaiblir la lutte contre les éléments dispersés de Daesh en lançant, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation jihadiste.

J. G. avec AFP