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Trump salue l'"intelligence" de Poutine après les représailles américaines

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- - Mahmoud Abbas président de l'Autorité Palestinienne, à Paris en 2011 - Olivier Pacteau - Flickr

Dans un tweet, le président élu des Etats-Unis a décidé de soutenir son homologue russe, en pleine montée des tensions entre les deux pays.

Après une première réaction mesurée à l'annonce des sanctions américaines contre la Russie, Donald Trump a finalement choisi de soutenir Vladimir Poutine. Le président élu des Etats-Unis a salué dans un tweet vendredi "l'intelligence" du président russe, moins de 24 heures après les sanctions prises contre Moscou par le président Barack Obama.

"Bien joué (de la part de V. Poutine) sur le report - J'ai toujours su qu'il était très intelligent!", écrit le futur président américain sur le réseau social.

Donald Trump fait référence à la décision du président russe de ne pas répondre pour l'instant aux sanctions prises par Washington contre Moscou pour l'ingérence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle américaine. 

La Russie n'expulse finalement personne

Vladimir Poutine a créé la surprise vendredi en décidant de "n'expulser personne", ne répliquant ainsi pas à l'expulsion par Washington de 35 agents russes, contrairement à ce que proposait son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. La Russie se réserve toutefois "le droit de prendre des mesures de rétorsion" et "restaurera les relations russo-américaines au vu de ce que sera la politique du président américain élu Donald Trump", avait ajouté Vladimir Poutine.

"Les Russes mènent tellement CNN et NBCNews en bateau - drôle à observer, ils n'ont aucune idée (de ce qui se passe)!", a tweeté le milliardaire américain dans la soirée, ajoutant que seule la chaîne conservatrice "FoxNews comprend totalement" la situation.

Indignation chez les démocrates

La position du président élu a en tout cas suscité l'indignation chez ses opposants démocrates ainsi que parmi les membres de son propre parti républicain.

L'ex-candidat républicain à la présidentielle et ancien agent de la CIA Evan McMullin a déploré sur Twitter que Donald Trump "s'aligne du côté du plus grand adversaire de l'Amérique même quand celui-ci attaque notre démocratie".

La sénatrice démocrate Claire McCaskill, membre de la commission de la Défense, a estimé pour sa part que "l'ENSEMBLE de la communauté du renseignement, la meilleure du monde entre nous, est d'accord pour dire que ce type (Poutine, NDLR) a essayé de perturber notre élection, et les Russes retweetent l'amour Trump-Poutine".

V.R. avec AFP