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Trump refuse de rebaptiser les bases militaires honorant des généraux sudistes

Donald Trump

Donald Trump - Brendan Smialowski / AFP

Mercredi, sur Twitter, le président des Etats-Unis, a dit son opposition au fait de rebaptiser les bases militaires portant le nom de généraux du Sud, sécessionniste et esclavagiste jusqu'en 1865.

Le président américain Donald Trump s'est dit mercredi catégoriquement opposé à l'idée de rebaptiser des bases militaires portant le nom de généraux sudistes, y voyant un manque de respect pour les soldats. Les tweets présidentiels interviennent au moment où les manifestations contre le racisme, consécutives à la mort de George Floyd sous le genou d'un policier blanc, ont relancé avec vigueur le débat sur le passé esclavagiste du pays.

Dix bases concernées

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump se range de ce côté sur ce sujet sensible aux Etats-Unis où certains voient dans l'hommage rendu aux Sudistes, qui étaient favorables à l'esclavage, la célébration d'un passé raciste. A l'été 2017, il avait estimé que l'histoire américaine était "mise en pièces" par le retrait de statues de personnages des Etats confédérés.

Dix bases de l'armée de terre, toutes situées dans le sud du pays, portent le nom d'anciens militaires sudistes. Dans une série de tweets, le président américain a estimé que ces bases "légendaires" faisaient désormais partie du patrimoine américain. Et martelé que son gouvernement n'étudierait "même pas" la possibilité de les renommer. "Respectez notre armée!", a-t-il conclu.

Mardi, le ministre de la Défense s'était de son côté dit, par la voix d'une porte-parole, "ouvert à une discussion sur le sujet". 

Le Pentagone avait déjà envisagé de renommer ces bases en 2015, après la fusillade de Charleston, en Caroline du Sud, où un jeune suprémaciste blanc avait tué neuf fidèles noirs dans une église. Mais l'armée de Terre avait finalement choisi de conserver les noms actuels. Preuve que ce débat récurrent est bien revenu au premier plan, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a appelé mercredi soir au retrait des 11 statues du Capitole représentant des soldats et des responsables confédérés. "Ces statues célèbrent la haine, pas notre patrimoine", a-t-elle estimé. 

R.V. avec AFP