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Donald Trump n'a "pas eu un mot" pour le calvaire de George Floyd, accuse le pasteur Al Sharpton

Le révérend Al Sharpton lors des obsèques, mardi au Texas, de George Floyd.

Le révérend Al Sharpton lors des obsèques, mardi au Texas, de George Floyd. - GETTY IMAGES / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Le révérend Al Sharpton a accusé le président américain Donald Trump de "ne pas avoir eu mot" pour le calvaire de George Floyd, ce mardi lors des obsèques de cet Afro-Américain de 46 ans tué il y a deux semaines par un policier blanc.

Le président américain Donald Trump n'a "pas eu un mot" pour le calvaire de George Floyd, a accusé le révérend Al Sharpton lors des obsèques, mardi au Texas, de cet Afro-Américain tué par un policier blanc.

"Le président a parlé d'appeler les militaires en renfort" pour ramener le calme dans les villes secouées par des violences à la suite de ce drame, a relevé cette figure de la lutte pour les droits civiques. 

Un éloge funèbre aux accents enflammés

"Mais il n'a pas eu un mot pour les 8 minutes et 46 secondes de ce meurtre policier", a-t-il ajouté en référence au temps pendant lequel le policier Derek Chauvin a appuyé son genou sur le cou de George Floyd lors de son interpellation à Minneapolis le 25 mai.  "Le message transmis, c'est que, si vous êtes dans les forces de l'ordre, la loi ne s'applique pas à vous", a poursuivi Al Sharpton dans un éloge funèbre aux accents enflammés dans une église de Houston.

Trump campe sur son discours de fermeté

Donald Trump a annoncé le 29 mai avoir parlé avec la famille de George Floyd, mort quatre jours plus tôt.

"Je comprends la douleur", avait-il alors déclaré. "La famille de George a droit à la justice". "Les habitants du Minnesota ont droit à la sécurité", avait-il encore dit en évoquant les débordements qui avaient éclaté au début du mouvement contre le racisme et les brutalités policières.

Le président républicain, qui briguera un second mandat en novembre, campe depuis sur un discours de fermeté, promettant de faire respecter "la loi et l'ordre".

Il a cependant appelé à plusieurs reprises sur Twitter à ne pas salir la "mémoire" de George Floyd, affirmant que les "groupes organisés" à l'origine selon lui des débordements n'avaient "rien à voir" avec l'Afro-Américain de 46 ans, dont il a qualifié la mort de "très triste" et "tragique".

Jeanne Bulant avec AFP