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Tir de missile nord-coréen: Washington menace Pyongyang d'une "destruction complète"

Nikki Haley

Nikki Haley - Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le Conseil de sécurité s'est réuni en urgence ce mercredi soir pour discuter du cas de la Corée du nord qui, la veille, a envoyé dans les airs un nouveau missile balistique intercontinental. Washington a assuré qu'il fallait interrompre les relations avec Pyongyang.

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni mercredi pour débattre du défi posé par la Corée du Nord après l'essai d'un nouveau missile pouvant frapper n'importe où aux Etats-Unis et sa revendication d'être devenu un Etat nucléaire à part entière, Washington a présenté ses positions sans ambages. Les Etats-Unis appellent tous les pays à couper leurs relations diplomatiques et commerciales avec la Corée du Nord, a ainsi affirmé mercredi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, en menaçant de "détruire complètement" le régime nord-coréen "en cas de guerre".

Avec son dernier tir de missile intercontinental, la Corée du Nord "a choisi l'agression" plutôt qu'un processus pacifique. "Le comportement de la Corée du Nord est de plus en plus intolérable", a lancé la diplomate. 

La Chine interpellée 

Les Etats-Unis se sont notamment tournées vers la Chine. Ils demandent à la Chine de cesser toute livraison de pétrole au régime nord-coréen, a poursuivi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, jugeant nécessaire "de continuer à traiter la Corée du Nord comme un paria".

La dernière résolution de sanctions de l'ONU en septembre avait imposé une limitation de la livraison de pétrole à la Corée du Nord. Pyongyang continue "d'obtenir des produits dérivés du pétrole grâce à des transferts de navire à navire en mer", a dénoncé Nikki Haley lors d'une réunion du Conseil de sécurité convoquée en urgence après le dernier tir de missile intercontinental nord-coréen.

Huit série de sanctions

Lors de la réunion, plusieurs membres du Conseil de sécurité devaient par ailleurs "appeler à de nouvelles mesures" coercitives, selon son président en exercice, l'ambassadeur italien Sebastiano Cardi. Peu après le tir du missile intercontinental nord-coréen, qui a atteint une altitude inédite, Washington avait annoncé vouloir de nouvelles sanctions internationales dont "le droit d'interdire le trafic maritime transportant des biens vers et depuis la Corée du Nord".

Le Conseil de sécurité en est à huit trains de sanctions contre la Corée du Nord pour contraindre ce pays à suspendre ses programmes d'armements balistiques et nucléaires, jugés menaçants pour le monde. Les deux derniers ont été adoptés après des tirs de missiles intercontinentaux et un sixième essai nucléaire: le 5 août pour interdire les importations de charbon, fer et pêche nord-coréens et le 11 septembre pour bannir les importations de textile et limiter l'approvisionnement de Pyongyang en pétrole. Le 5 octobre, se fondant sur la résolution du 5 août, l'ONU a identifié et interdit de ports dans le monde quatre navires, soupçonnés d'avoir transgressé ses interdits, une première dans l'Histoire des Nations unies.

R.V. avec AFP