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Syrie: une enquête sur la Ghouta demandée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU

L'assemblée générale de l'ONU (PHOTO D'ILLUSTRATION)

L'assemblée générale de l'ONU (PHOTO D'ILLUSTRATION) - - Patrick Gruban via Wikimedia Creative Commons

Une résolution demandant l'ouverture d'une enquête sur l'offensive du régime syrien sur la Ghouta orientale a été adoptée ce lundi par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. 709 civils ont été tués dans l'enclave de la Ghouta depuis le 18 février.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté ce lundi une résolution demandant l'ouverture d'une enquête sur le siège de l'enclave rebelle de la Ghouta orientale par l'armée syrienne, qui a déjà fait plusieurs centaines de victimes civiles.

Une enquête "urgente"

Le texte, proposé par le Royaume-uni, a été adopté par 29 voix sur les 47 Etats siégeant actuellement au Conseil, contre 4 non et 14 abstentions.

Il demande que la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie "ouvre urgemment une enquête complète et indépendante sur les événements récents" dans cette région.

Le mandat de cette commission est renouvelé chaque année par un vote en mars au Conseil des droits de l'homme. Vendredi, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, avait "encouragé avec force" les 47 membres du Conseil à renouveler ce mandat au cours de cette session.

Un convoi humanitaire attendu

La résolution réclame également l'application du cessez-le-feu de 30 jours voté le 24 février par le Conseil de Sécurité de l'ONU - mais resté sans effet - afin de venir en aide aux quelque 400.000 habitants privés de nourriture et d'aide médicale dans cette enclave située aux portes de Damas.

Le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé ce lundi matin qu'un premier convoi de 46 camions chargés d'aide humanitaire était "en route" vers la Ghouta orientale.

Dans la nuit de dimanche à lundi, au moins 14 civils ont été tués dans de nouveaux raids du régime, ce qui porte à 709 civils le bilan des morts depuis le 18 février, date du lancement de la campagne aérienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

M. F. avec AFP