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La France trop lente à vacciner? Les députés LR veulent interroger Olivier Véran

Damien Abad au Palais-Bourbon

Damien Abad au Palais-Bourbon - Ludovic Marin

Les députés LR Damien Abad et Eric Ciotti ont écrit mercredi au président de la mission d'information sur la gestion de l'épidémie de Covid-19. Ils lui demandent l'organisation de l'audition d'Olivier Véran afin de l'interroger sur la stratégie vaccinale du gouvernement, et sa lenteur.

Le président des députés LR Damien Abad et le député LR Eric Ciotti demandent l'audition en "urgence" du ministre de la Santé Olivier Véran sur la stratégie de vaccination de la France qui à leurs yeux fait "figure de bonnet d'âne" en Europe.

"La vaccination de masse constitue l'ultime perspective de voir notre pays sortir du contexte de crise sanitaire délétère pour l'économie", estiment les deux députés dans un courrier daté de mercredi, adressé au président de la mission d'information sur la gestion de l'épidémie de Covid-19, le député LREM Julien Borowczyk.

"10.000 fois moins vite que l'Angleterre"

Or "la France vaccine aujourd'hui 10.000 fois moins vite que l'Angleterre, multipliant par quatre les délais de vaccination en raison d'une consultation pré-vaccinale, associée à un délai de rétractation de 4 jours qui compliquent et allongent inutilement la campagne vaccinale", soulignent les deux élus. La France "ne peut être l'un des derniers pays à se faire vacciner.

C'est pourtant cette perspective qui se dessine aujourd'hui et qui n'est pas sans rappeler l'échec du 'tester, tracer, isoler' dont les conséquences économiques et sociales se font durement sentir", jugent-ils.

"En ces circonstances, nous vous demandons de bien vouloir réunir la mission d'information pour auditionner le ministre des Solidarités et de la Santé sur la stratégie vaccinale retenue par la France", concluent Damien Abad et Eric Ciotti, rapporteur de la mission d'information.

Des responsables politiques de tous bords ont critiqué mercredi la lenteur de la campagne de vaccination en France, stratégie toutefois assumée par le gouvernement qui veut prendre le temps de la "pédagogie" dans un pays où la défiance envers les vaccins est forte.

R.V. avec AFP