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Réchauffement climatique: les prévisions alarmistes d'un projet de rapport de l'ONU

Des Inondations à La Nouvelle-Orléans en 2017

Des Inondations à La Nouvelle-Orléans en 2017 - Chris Graythen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

A partir de 2050, le groupe d'experts du GIEC prévoit, entre autres, que de nombreuses mégapoles pourraient être frappées d'inondations chaque année.

Selon le scénario le plus optimiste d'un projet de rapport de l'ONU concernant le réchauffement climatique dont l'AFP a pu obtenir les premières grandes lignes, une hausse de 2 degrés des températures provoquerait le déplacement de 280 millions de personnes sur le globe, dû à la hausse du niveau des océans. 

De plus, avec l'augmentation de la fréquence des cyclones, de nombreuses mégapoles pourraient être frappées d'inondations chaque année à partir de 2050, ajoute encore ce texte du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

L'élévation des mers forcera les régions côtières à prendre des mesures d'adaptation, les pays riches étant plus aptes à assurer une protection à leurs mégalopoles que les pays en développement, où les catégories les plus pauvres devraient se replier vers des terres plus en altitude, devenant des réfugiés du climat.

Les glaciers durement touchés

Toujours selon le même projet de rapport qui devrait être présenté le 25 septembre à Monaco, 30% à 99% du permafrost (sols gelés) en surface devrait fondre d'ici 2100, entraînant la libération d'énormes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l'air. Dans un scénario optimiste, la zone impactée pourrait être limitée.

Reste que, les calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland ont perdu en moyenne 430 milliards de tonnes chaque année depuis 2006, devenant la principale source de la hausse du niveau des océans.

Les quantités d'eau découlant de la fonte des glaciers vont atteindre un pic, puis vont décliner autour de 2100. A travers le monde, plus de deux milliards de personnes dépendent des glaciers pour leur eau potable.

Les glaciers situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase, l'Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80% de leur volume d'ici 2100.

Hugo Septier avec AFP