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Présenté à la justice londonienne,   Julian Assange encourt 5 ans de prison pour "piratage informatique"

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange sort sur le balcon de l'ambassade d'Equateur à Londres pour parler à la presse, le 5 février 2016 - Jack Taylor/ AFP

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange sort sur le balcon de l'ambassade d'Equateur à Londres pour parler à la presse, le 5 février 2016 - Jack Taylor/ AFP - -

Arrêté ce jeudi à Londres, Julian Assange comparaît désormais devant un tribunal. Poursuivi pour "piratage informatique" aux États-Unis, il encourt 5 ans de prison.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, arrêté à Londres ce jeudi, a été présenté jeudi en début d'après-midi devant un tribunal londonien, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'Australien de 47 ans est entré dans une salle d'audience du tribunal de Westminster, chemise et veste foncées, esquissant un salut, pouce levé, en direction de la presse.

Une extradition américaine

Assange avait été arrêté le matin à l'ambassade d'Equateur à Londres où il était réfugié depuis près de sept ans, en vertu d'un mandat de juin 2012 délivré par la justice britannique pour non présentation au tribunal, et d'une demande d'extradition américaine. 

Aux États-Unis, Julian Assange est inculpé d'associations de malfaiteurs en vue de commettre un "piratage informatique", a indiqué le ministère américain de la Justice. Une peine passible de 5 ans de prison. Selon l'acte d'inculpation, qui était jusqu'ici sous scellés, l'Australien est accusé d'avoir accepté d'aider l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense.

Son avocat a prévenu qu'il s'opposerait à la demande d'extradition américaine, et il a dénoncé la volonté américaine d'extrader "un journaliste étranger" poursuivi pour avoir publié des "informations véridiques". L'avocat s'est également dit "amèrement déçu" que l'Equateur ait permis l'arrestation dans son ambassade de Julian Assange, "à qui il avait accordé la citoyenneté et l'asile".

Jeanne Bulant avec AFP