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Onze détenus de Guantanamo poursuivent Trump, accusé d'être anti-musulman

Manifestation contre la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, devant la Maison Blanche le 11 janvier 2018

Manifestation contre la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, devant la Maison Blanche le 11 janvier 2018 - Brendan Smialowski, AFP

Onze détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo ont lancé jeudi des poursuites contre le président des Etats-Unis Donald Trump, estimant être illégalement maintenus en prison parce qu'ils sont musulmans.

S'inspirant des arguments mis en avant par les détracteurs du décret présidentiel anti-immigration qui visait dans un premier temps uniquement des pays à majorité musulmane, les prisonniers ont cité dans leur plainte des tweets et autres déclarations du milliardaire démontrant, selon eux, ses préjugés anti-islam.

Ils ont également glissé ses commentaires sur le fait que, selon lui, aucun détenu de Guantanamo ne devrait un jour être libéré. Une prise de position qui tranche avec les administrations précédentes, qui estimaient que la situation de ces prisonniers --il en reste 41 sur 775 il y a quelques années-- devait être réexaminée ou qu'ils devaient être traduits devant un tribunal militaire.

"L'opposition du président à la libération des prisonniers de Guantanamo s'inscrit en droite ligne d'autres initiatives politiques sans discernement de sa part --qui ont été annulées par les tribunaux", affirme la plainte, qui mentionne explicitement le décret migratoire.

"Sa position sur Guantanamo appelle à rien moins qu'une exploration judiciaire", poursuit le recours. Donald Trump "a souhaité plus récemment que le musulman ayant tué plusieurs personnes à New York soit envoyé à Guantanamo et privé du processus constitutionnel, alors qu'il n'a jamais suggéré que les tueurs de masse Blancs soient privés du processus requis".

La rédaction avec AFP