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Plusieurs centaines d'abus à l'encontre des migrants révélés en Australie

Une manifestante pro-réfugiés à Sydney en 2015, portant une pancarte "fermez les camps de la mort!".

Une manifestante pro-réfugiés à Sydney en 2015, portant une pancarte "fermez les camps de la mort!". - WILLIAM WEST - AFP

La presse australienne a révélé, mercredi 10 août, des rapports mettant le doigt sur plusieurs centaines de cas d'abus et des conditions de détention inhumaines dans les centres de rétention de migrants.

La presse australienne a révélé, mercredi 10 août, plus de 2 000 documents rédigés par des membres du personnel d'un centre de détention qui mettent en lumière plusieurs centaines de cas d'abus contre des migrants refoulés par l'Australie.

Le quotidien The Guardian Australia, qui évoque la plus grosse fuite de documents de l'intérieur des services de l'immigration, rapporte notamment des agressions, des sévices sexuels et des souffrances morales dont les migrants auraient été victimes. Les enfants constituent plus de la moitié des victimes des 2 116 rapports analysés.

Violences, agressions sexuelles et tentatives de suicide

Des gardes auraient par exemple menacé de mort un garçon ou une jeune femme n'aurait été autorisée à prendre une douche plus longue qu'en échange de faveurs sexuelles. Une femme aurait tenté de se pendre, une autre se serait cousu les lèvres tandis qu'une fillette a écrit sur son cahier d'école qu'elle était "fatiguée" et voulait "mourir".

L'Australie essuie régulièrement les foudres d'organisations de défense des droits de l'Homme pour sa politique très dure envers les demandeurs d'asile. Sa marine repousse systématiquement les bateaux de clandestins et ceux qui parviennent à gagner ses côtes sont placés dans des camps de rétention au large, le temps que leur demande d'asile soit instruite. Cependant même si leur demande d'asile est jugée légitime, Canberra ne les autorise pas à s'installer en Australie.

Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a déclaré que ces documents seraient examinés pour "voir s'il y a des plaintes ou des questions qui n'ont pas été traitées de façon adéquate". Mais le gouvernement a soutenu qu'il s'agissait d'allégations, et affirmé qu'il ne changerait pas sa politique à l'égard des migrants.

la rédaction avec AFP