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Non, les musulmans danois n'enterreront pas Kermiche

L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray prise en photo mercredi 27 juillet 2016, au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à un prêtre.

L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray prise en photo mercredi 27 juillet 2016, au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à un prêtre. - Charly Triballeau - AFP

Un des dirigeants d'un groupe de musulmans danois a évoqué mercredi la possibilité d'enterrer Adel Kermiche au Danemark. Son organisation s'est empressée de le désavouer.

La déclaration a soulevé une (courte) polémique. Alors qu'un des dirigeants d'un groupe musulman danois a évoqué la possibilité d'organiser les funérailles d'Adel Kermiche au Danemark, les membres de l'organisation en question ont rapidement désavoué cette proposition.

Le cimetière de Brondby avait été envisagé

Tout commence ce mercredi, dans les colonnes du quotidien local Jyllands-Posten. Kasem Saïd Ahmad, vice-président du Fonds islamique danois, déclare que son groupe est disposé à enterrer Adel Kermiche, qui a tué le père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet avec son complice Abdelmalik Petitjean, en terres danoises si ses coreligionnaires français refusaient de l'ensevelir par peur "de salir l'islam".

Toujours au cours de cette interview, Kasem Saïd Ahmad condamne également les actes de Kermiche comme contraires à l'islam et précise que recevoir une sépulture à sa mort est "un droit de l'homme". Le responsable évoque alors le cimetière de Brondby tout en rappelant qu'il attend la réponse de la famille.

Une déclaration qui n'engageait que lui

L'hypothèse n'est finalement envisagée que peu de temps. Au lendemain de cette annonce, le chef du Fonds islamique danois contredit dans un mail les propos de celui que la presse avait hâtivement présenté comme le président de l'organisation. Bashir Ahmad Nazmi écrit ce jeudi: 

"Ses déclarations n'ont pas été faites au nom du Fonds islamique danois. (...) Le cimetière musulman de Brondby est seulement pour les musulmans danois." Clôturant ainsi le débat.

R.V