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Abdel Malik Petitjean: à Aix-les-Bains, une radicalisation qui étonne

A Aix-les-bains, Abdel Malik Petitjean était connu comme un jeune homme pieux et sympathique. Pourtant le 26 juillet dernier aux côtés d'Adel Kermiche, il a commis l'irréparable dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Sa radicalisation a surpris tout le monde. Ce n’est en effet que le 29 juin qu’Abdel Malik Petitjean a été fiché S pour avoir tenté de rallier la Syrie: un mois donc avant de participer à l’attaque sanglante de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime. Il faut dire que personne n’a vu de changement s’opérer dans la personnalité de ce jeune homme que tous, jusqu’aux habitués de la mosquée d’Aix-les-Bains (Savoie) que BFMTV a rencontrés, décrivent comme quelqu'un de calme. Ainsi, Selim Benmehidi, de l’association musulmane locale, assure:

"C’était une personne vraiment attachante, sereine, calme, posée, un jeune de 19 ans qui jouait au foot 3 jours avant."

Un autre fidèle de la mosquée, Touiouilou Abdoulbaki, est visiblement très affecté. Il brosse aussi un court portrait d’Abdel Malik Petitjean: "En-dehors de la mosquée, on ne sait pas, mais à la mosquée il était tranquille, tout le monde l’aimait, parce qu’il était vraiment sympa."

"Il était toujours contre les attentats"

Son voisin, Hakim, ne l’a jamais entendu professer une quelconque sympathie envers le terrorisme, au contraire: "Il était toujours contre les attentats. Il disait que ces personnes là, il fallait les mettre en prison, qu’elles ne devaient pas rester dehors."

Dissimulation d’un terroriste soucieux de passer jusqu’au bout pour un bon garçon ou sincère et ultime expression d’un amour filial, en tout cas alors qu’il s’apprête à aller tuer le père Jacques Hamel, Abdel Malik Petitjean envoie un sms à sa mère qui le croit chez un cousin à Nancy:

"T'inquiète pas. Tout va bien, fais dodo. Je t'aime"
R.V