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Vague de violences entre Israéliens et Palestiniens après la décision de Trump sur Jérusalem

Les forces de l'ordre israéliennes se heurtent à des manifestants palestiniens, le 7 décembre 2017

Les forces de l'ordre israéliennes se heurtent à des manifestants palestiniens, le 7 décembre 2017 - THOMAS COEX / AFP

Les violences ne cessent de s'accentuer entre Israéliens et Palestiniens depuis la décision de Donald Trump de reconnaître officiellement Jérusalem comme étant la capitale d'Israël.

Deux Palestiniens tués dans des heurts avec les forces israéliennes, des frappes de l'Etat hébreu à Gaza en réponse à des tirs de roquettes vers Israël: la déclaration par les Etats-Unis de Jérusalem capitale d'Israël, a ravivé vendredi les tensions entre Israéliens et Palestiniens.

L'ONU est "particulièrement inquiète des risques d'une escalade violente", a affirmé Nickolay Mladenov, coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient, lors d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité à New York.

Les Palestiniens étaient appelés à Jérusalem, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza à un "jour de rage". Ils ont par milliers affronté les soldats et policiers israéliens, des heurts qui ont fait des dizaines de blessés et deux morts.

L'armée israélienne réplique après un tir de roquette

Vendredi soir, l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté une roquette tirée de Gaza vers son territoire. Elle a répliqué en frappant des positions militaires du mouvement islamiste Hamas dans cette enclave palestinienne. Bilan: 14 blessés, selon le ministère de la Santé palestinien à Gaza. L'armée a fait état un peu plus tard d'un nouveau tir de roquette de Gaza ayant touché Sdérot, ville israélienne proche de Gaza. Elle n'a pas précisé si ce tir avait fait des victimes.

Des dizaines de milliers de personnes ont aussi manifesté dans différents pays musulmans et arabes contre la décision de Donald Trump sur Jérusalem.

Sans être pour l'instant massive dans les Territoires palestiniens ou le monde musulman, cette protestation nourrit la crainte de la communauté internationale que Donald Trump n'ait ouvert la boîte de Pandore tant Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, constitue un sujet passionnel.

La déclaration de Trump "ne favorise pas la perspective de paix"

Rejetant "les sermons et les leçons", l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a répété que Donald Trump n'avait "pas pris position sur les limites ou les frontières". Elle a assuré que les Etats-Unis restaient engagés dans le processus de paix.

Tournant le dos à des décennies de diplomatie américaine et internationale, Donald Trump a unilatéralement déclaré mercredi Jérusalem capitale d'Israël et annoncé le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Une décision qui "ne favorise pas la perspective de paix dans la région" et "n'est pas conforme aux résolutions du Conseil de sécurité", ont affirmé vendredi les ambassadeurs de France, Royaume-Uni, Italie, Suède et d'Allemagne à l'ONU.

Un mort, des dizaines de blessés

Dans différentes villes de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, des manifestants, pour beaucoup des jeunes le visage ceint d'un foulard, ont lancé des pierres sur les soldats israéliens qui répliquaient à distance par des tirs de balles en caoutchouc et de balles réelles, et des gaz lacrymogènes.

Dans la bande de Gaza, Mahmoud al-Masri, 30 ans, a été tué par des tirs de soldats israéliens à l'est de Khan Younès alors qu'il participait à la contestation près de la barrière fermant hermétiquement les frontières d'Israël avec ce territoire, a dit le ministère gazaoui de la Santé.

La mort d'un second Palestinien âgé de 54 ans tué dans les heurts a été annoncée dans la soirée. Les autorités médicales palestiniennes ont fait état de dizaines de personnes blessées.

A Jérusalem même, de vigoureuses empoignades ont mis aux prises manifestants palestiniens et policiers israéliens dans et autour de la Vieille ville où Israël avait déployé des renforts sécuritaires importants.

C. P. avec AFP