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Syrie: l'armée affirme avoir repris la totalité de Palmyre à Daesh

L'EI s'était emparé en mai 2015 de la ville de Palmyre et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

L'EI s'était emparé en mai 2015 de la ville de Palmyre et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l'Unesco. - AFP

L'armée syrienne, appuyée par son allié russe, a repris dimanche le contrôle total de la cité antique de Palmyre après en avoir chassé les jihadistes du groupe Etat islamique, une victoire symbolique et stratégique pour le régime de Bachar al-Assad.

L'armée syrienne a repris ce dimanche le contrôle total de Palmyre après en avoir chassé les jihadistes du groupe État islamique qui tenaient cette ville antique du centre de la Syrie depuis près d'un an, a affirmé à l'Agence France-Presse (AFP) une source militaire à Palmyre.

"Après de violents combats nocturnes, l'armée contrôle entièrement la ville de Palmyre, y compris le site antique et la partie résidentielle. Ils (les jihadistes) se sont retirés".

D'après cette source, les combattants de l'EI "se sont repliés vers Sokhné, Raqa et Deir Ezzor", leurs fiefs dans le nord et l'est de la Syrie.

Des opérations de déminage en cours

"Les unités d'ingénierie de l'armée sont en train de désamorcer des dizaines de bombes et de mines à l'intérieur de la cité antique" qui contient des trésors détruits en partie par le groupe extrémiste.

L'armée, soutenue par l'aviation et les forces spéciales russes ainsi que par le Hezbollah libanais, a lancé le 7 mars une offensive pour reprendre Palmyre à l'EI qui s'était emparé en mai 2015 de la ville et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

Il s'agit de la victoire la plus importante du régime face à l'EI depuis l'intervention fin septembre 2015 dans le conflit de la Russie, allié indéfectible du régime Assad. "Si nous gagnons, ce serait la première grande défaite infligée par l'armée à Daesh", avait indiqué la veille une source militaire, en utilisant un acronyme en arabe du groupe jihadiste qui contrôle toujours de vastes régions de la Syrie et de l'Irak voisin.

400 jihadistes tués

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), "au moins 400 jihadistes de l'EI ont été tués depuis le début de l'offensive".

"Il s'agit du bilan le plus lourd pour l'EI dans une seule bataille depuis son émergence" en plein conflit syrien en 2013, a affirmé de son côté Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire qui dispose d'un large réseau de sources à travers le pays.

"C'est une défaite symbolique pour l'EI semblable à celle de Kobané", la ville kurde d'où les jihadistes ont été chassés par les forces kurdes appuyées par l'aviation de la coalition menée par Washington.

Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150.000 touristes visitaient cette oasis du désert située à 210 km au nord-est de Damas, aux 1.000 colonnes, aux statues et à la formidable nécropole de 500 tombes.

la rédaction avec AFP