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Genève II: revivez les événements du mercredi 22 janvier

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon aux côtés de l'émissaire des Nations unies pour la Syrie Lakhdar Brahimi, mercredi 22 janvier, à Montreux.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon aux côtés de l'émissaire des Nations unies pour la Syrie Lakhdar Brahimi, mercredi 22 janvier, à Montreux. - -

Pour la première fois en près de trois ans, le pouvoir syrien et l'opposition se sont réunis autour d'une même table, ce mercredi, à Montreux, en Suisse, pour tenter de trouver une solution politique au conflit qui ravage la Syrie.

Les représentants du régime de Bachar al-Assad et ceux de l'opposition se sont rencontrés pour la première fois ce mercredi à Montreux, en Suisse, sous l'égide des grandes puissances mondiales, pour tenter de tomber d'accord sur une solution de paix, près de trois ans après le début du conflit, en mars 2011.

Au cours de la journée de discussions, qui s'est tenue dans un palace de la ville des bords du Léman, l'atmosphère s'est révélée ultra-tendue. L'ombre du sort de Bachar al-Assad a plané sur toute la conférence, qui a vite tourné au dialogue de sourds.

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18h43 - Le médiateur de l'ONU rencontre les deux parties jeudi. Lors de la conférence de presse de clôture, Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, indique qu'il rencontrera jeudi les deux parties pour discuter de la prochaine étape des négociations.

18h20 - Un missile fait 10 morts à Alep. Les forces gouvernementales bombardent des secteurs rebelles autour de Damas, Homs et Alep, où un missile a tué dix personnes, dont cinq enfants et trois femmes, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il s'agirait d'un missile sol-sol selon cette organisation qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales à travers le pays.

18h17 - L'opposition syrienne appelle à une enquête dans les prisons du régime. Le chef de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, déclare au terme de la session inaugurale: "Je réclame une enquête internationale à travers une commission indépendante qui visiterait les centres de sécurité du régime et ses centres de détention qui propagent la mort et la torture", suite à la parution d'un rapport accusant le pouvoir de torture systématique.

18h01 - Ban Ki-Moon: "Trop, c'est trop, il est temps de négocier". Lors de la conférence de presse de clôture, le secrétaire général de l'ONU appelle les Syriens à négocier pour arriver à une "fin immédiate" du conflit, estimant qu'"il y a déjà eu trop d'"horreurs" et de "souffrances". "Notre but était d'envoyer un message aux deux délégations syriennes et au peuple syrien pour dire que le monde veut une fin immédiate du conflit. Trop, c'est trop, il est temps de négocier" plaide-t-il.

16h15 - Laurent Fabius critique son homologue syrien. Le ministre des Affaires étrangères a dénoncé, face aux journalistes, "les élucubrations longues et agressives" du chef de la délégation du gouvernement syrien, Walid Mouallem, les opposant à la "position responsable et démocratique du chef de la Coalition de l'opposition", Ahmad Jabra.

15h30 - Marine Le Pen regrette l'absence de l'Iran à Genève II. "Inviter un certain nombre d'acteurs sans en inviter d'autres, c'est prendre le risque d'arriver à des conclusions qui ne sont pas acceptées par tout le monde", a estimé la présidente du Front national lors d'une conférence de presse consacrée aux sujets internationaux.

13h55 - A Montreux, le ministre syrien de l'Information assure que Bachar al-Assad "ne partira pas". Omrane al-Zohbi a fait irruption dans la salle de presse pour lancer aux journalistes présents pour couvrir la conférence que le président syrien "ne partira pas", appelant le monde à aider le gouvernement syrien "à combattre le terrorisme", en référence aux rebelles en Syrie.

13h30 - Washington fustige la "rhétorique incendiaire" du régime syrien à Montreux, pointant du doigt le discours prononcé par le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem pendant la conférence.

"Au lieu de présenter une vision positive pour l'avenir d'une Syrie diverse et respectueuse des droits de tous, le régime a choisi une rhétorique incendiaire", dénonce le Département d'Etat.

12h25 - Manifestation pro-Assad à Montreux. Plus de 200 manifestants soutenant le président syrien Bachar al-Assad se sont réunis ce mercredi à Montreux, en Suisse, la ville où se tient la conférence de paix, rapporte le site du quotidien suisse 24 Heures. Selon le journal, les manifestants agitent des drapeaux et scandent des messages en l'honneur de Bachar al-Assad.

Laurent Fabius s'exprime pendant la conférence de paix, mercredi 22 janvier.
Laurent Fabius s'exprime pendant la conférence de paix, mercredi 22 janvier. © -

11h40 - Une conférence pour parler "gouvernement de transition" et non pas "terrorisme", rappelle Fabius. S'adressant à la délégation du régime syrien, le ministre des Affaires étrangères français a souligné que Genève II vise, "non pas à conduire une discussion générale sur la Syrie, non pas à lancer des invectives ou des slogans de propagande, non pas à gagner du temps non pas de prononcer des discours en répétant le mot terrorisme" mais à "rechercher un accord politique pour la Syrie concernant cette autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs".

11h15 - L'opposition appelle Bachar al-Assad à remettre son pouvoir à un gouvernement de transition. Au cours de la conférence, le chef de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, a appelé le président syrien à remettre son pouvoir à un gouvernement de transition, appelant la délégation du régime à "signer immédiatement" le document de résolutions établi en 2012, à Genève.

11h - Le pape François prie pour le succès de la conférence de paix sur la Syrie, appelant à la "fin des violences et du conflit". "Je prie le Seigneur pour qu'il touche le coeur de tous, afin que, cherchant uniquement le bien majeur du peuple syrien, tellement éprouvé, ils n'épargnent aucun effort pour parvenir d'urgence à la cessation de la violence et à la fin du conflit", a affirmé le pape lors de l'audience générale, devant 13.000 fidèles sur la place Saint-Pierre.

10h50 - Passe d'armes entre Mouallem et Ban Ki-moon. Le responsable syrien, à l'instar du chef de l'opposition, avait dix minutes de temps de parole. Mais après 20 minutes de discours, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est décidé à interrompre Walid Mouallem qui restait sourd aux sonnettes répétées lui demandant de conclure. "Vous vivez à New York et moi je vis en Syrie, j'ai le droit de donner la version syrienne ici devant ce forum", lui a répliqué Walid Mouallem.

10h43 - L'opposition syrienne qualifiée de "traîtres". Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a qualifié, depuis Montreux, les représentants de l'opposition syrienne assis en face de lui de "traitres" et d'"agents à la solde des ennemis" de la Syrie qui "prétendent représenter le peuple syrien".

John Kerry pendant la conférence de paix, mercredi 22 janvier.
John Kerry pendant la conférence de paix, mercredi 22 janvier. © -

10h16 - "Bachar al-Assad ne fera pas partie du gouvernement de transition", a indiqué le secrétaire d'Etat américain John Kerry, à Montreux. "Il est impossible, inimaginable que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner", a-t-il justifié.

10h - Les négociations ne seront "ni simples ni rapides" entre le régime syrien et l'opposition en exil, a estimé le ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, en ouverture de la conférence, ajoutant qu'une "responsabilité historique" repose sur leurs épaules.

09h50 - "La seule solution au drame syrien est politique et pas militaire", a déclaré Laurent Fabius à son arrivée sur les lieux de la conférence, au Montreux Palace, ce mercredi matin. "On a mis un an et demi à réunir cette conférence, ce qui montre bien que c'est très difficile. La France va essayer de mettre tout son poids en ce sens, je ne cache pas les difficultés", a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (à droite) a ouvert la conférence de paix.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (à droite) a ouvert la conférence de paix. © -

09h12 - La conférence de paix s'ouvre, à Montreux. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a ouvert la séance devant les représentants d'une quarantaine de pays et organisations, dont les chefs de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et américain, John Kerry.

8h20 - L'Iran doute de la réussite de Genève II. A quelques minutes de l'ouverture de la conférence, le président iranien Hassan Rohani a indiqué douter du succès des discussions, alors que l'invitation de l'Iran à Montreux a été annulée in extremis après les menaces de boycott de l'opposition syrienne.

8h15 - Une conférence de paix, pour quoi faire? Alors que, pour la première fois, des représentants du régime syrien et de l'opposition, ainsi que certains de leurs alliés respectifs, se réunissent autour de la même table pour tenter de trouver une solution politique au conflit qui ravage la Syrie depuis près de trois ans. BFMTV.com revient sur les enjeux de Genève II et les revendications des protagonistes en présence.

|||L'ESSENTIEL

• Le pouvoir syrien en place et l'opposition se sont rencontrés ce mercredi, en Suisse, pour tenter de trouver une solution politique au conflit

• C'était la première fois que les deux camps ennemis acceptent de se réunir autour d'une même table

• Autour d'eux, des représentants d'une quarantaine de pays et organisations internationales

A.S. et C.P.