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Genève II: le régime et l'opposition à la même table samedi

Vue des médias depuis le parc Ariana du Palais des Nations, à Genève, le 24 janvier 2014.

Vue des médias depuis le parc Ariana du Palais des Nations, à Genève, le 24 janvier 2014. - -

Les négociations de paix entre pouvoir syrien et opposition semblaient mal engagées. Les parties se sont toutefois mises d'accord pour engager samedi des discussions directes.

Alors que les négociations de paix entre le pouvoir syrien et l'opposition semblaient mal engagées, vendredi à Genève, au premier jour des discussions, les parties se sont accordées pour se réunir autour de la même table samedi. La délégation du gouvernement syrien a accepté que les principes du communiqué de Genève I (2012), qui prévoit la mise en place d'un gouvernement de transition formé par "consentement mutuel", servent de base à des pourparlers directs avec l'opposition, a déclaré Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'ONU pour le conflit syrien, lors d'une conférence de presse à Genève.

Les délégations du régime syrien et de l'opposition en exil vont donc se rencontrer samedi dans la même salle. "J'ai rencontré les délégations de l'opposition et du gouvernement séparément hier et encore aujourd'hui et demain, nous espérons, nous nous sommes mis d'accord, pour nous réunir dans la même pièce", a-t-il ajouté. Les deux délégations auraient dû se réunir vendredi dans la même pièce mais la rencontre a été annulée à la dernière minute.

Appel "à tous les pays qui ont de l'influence"

Interrogé sur sa certitude que les émissaires du président Bachar al-Assad et les membres de l'opposition en exil accepteront bien de se trouver ensemble samedi dans la même salle, Lakhdar Brahimi a répondu: "absolument".

"Les deux parties seront là demain et se réuniront. Personne ne partira demain et personne ne partira dimanche", a ajouté le haut diplomate quelques heures après les menaces de Damas de quitter Genève si "des séances de travail sérieuses ne sont pas tenues" samedi.

Lakhdar Brahimi a également appelé à l'aide "tous les pays qui ont de l'influence", en référence à la Russie, aux Etats-Unis, aux Européens et aux monarchies du Golfe, pour "faire avancer ce processus" afin de trouver une issue au conflit qui a fait plus de 130.000 morts depuis mars 2011.

C.P. avec AFP