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Armes chimiques en Syrie: les Etats-Unis prêts à agir

Le président américain Barack Obama.

Le président américain Barack Obama. - -

Barack Obama et David Cameron ont convenu samedi que Damas avait probablement perpétré un massacre chimique contre son peuple. A l'instar de la France, Etats-Unis et Royaume-Uni envisagent une "réponse".

Le président des Etats-Unis Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu samedi que la Syrie avait probablement perpétré une attaque aux armes chimiques contre son peuple et ont examiné des options militaires contre Damas.

Les deux dirigeants des pays alliés se sont joints par téléphone. Selon un communiqué de Londres, ils ont exprimé "leur profonde préoccupation", "devant des signes de plus en plus importants (indiquant) qu'une attaque significative aux armes chimiques avait été menée par le régime syrien contre son propre peuple".

Pour le Premier ministre britannique, "le fait que le président (syrien) Assad n'a pas coopéré avec les Nations unies laisse penser que le régime a quelque chose à cacher". Et comme le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius l'avait exprimé plus tôt dans la journée, David Cameron a indiqué que "l'utilisation significative d'armes chimiques mériterait une réponse sérieuse de la communauté internationale".

Les forces américaines prêtes à agir

De son côté, le président Obama s'est fait présenter toute la journée de samedi, à la Maison Blanche, les possibles opérations militaires qui pourraient être déclenchées contre la Syrie.

A l'issue de cette réunion, en présence du vice-président Joe Biden et des plus hauts responsables militaires, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a déclaré dimanche que les forces américaines étaient prêtes à agir contre le régime syrien. Mais que Washington était toujours en train d'évalueur ses options militaires.

Le président américain est sous pression depuis que l'opposition syrienne a accusé le régime - avec des photos et vidéos qui ont fait le tour du monde - d'avoir perpétré mercredi une attaque de grande ampleur aux armes chimiques qui aurait fait au moins 1.000 morts. L'organisation Médecins sans frontières a fait état du décès de 355 patients "présentant des symptômes neurotoxiques", tout en restant prudente sur leur origine et sur les responsabilités.

Kerry appelle son homologue syrien

De son côté, la Syrie nie en bloc et accuse même ses ennemis rebelles d'avoir utilisé des armes chimiques près de Damas.

Pour faire monter la pression, un responsable du département d'Etat a révélé samedi soir que le secrétaire d'Etat John Kerry avait exceptionnellement téléphoné, jeudi, à son homologue syrien Walid al-Moualem pour lui signifier que "si le régime syrien n'avait rien à cacher, il aurait dû autoriser un accès immédiat et sans entrave au site" de l'attaque présumée.

M. T. avec AFP