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Sur les réseaux sociaux, la propagande de Daesh décline

Après les récents revers militaires de Daesh en Irak, la propagande de l'organisation jihadiste a changé. Elle est plus faible, selon une étude, dans sa quantité et sa qualité. Les cibles de Daesh ont également changé.

A Mossoul, les troupes irakiennes continuent d'avancer sur le territoire conquis par Daesh. Avant d'être affaiblie dans cette ville irakienne, l'organisation terroriste a déjà perdu Fallouja en juin dernier. Des revers militaires qui ont eu pour conséquence, la baisse de la propagande de Daesh sur les réseaux sociaux.

Moins de propagande

Selon une étude de l'académie militaire de West Point aux Etats-Unis, leur propagande s'est considérablement affaiblie. De 700 publications en août 2015, l'organisation est passée à 200 l'été dernier. Une présence moins importante caractérisée par des contenus moins léchés. De vidéos bien réalisées, les publications sont passées à des contenus piratés et plus courts. 

Les publications de Daesh
Les publications de Daesh © BFMTV

Une adaptation et un contournement des critères de contrôle de Facebook permet aussi de justifier cette chute du nombre de publications d'après David Thomson, un journaliste spécialisé. 

La cible de la com' a changé

Avant les défaites, le but de la propagande de Daesh était d'enrôler de nouvelles recrues. Mais avec la mort de certains chefs de la communication comme Wa’il Adil Hasan Salman al-Fayad "ministre de l'information", tué en septembre dernier ou celle de Abou Mohammed Al-Adnani, le porte-parole de l'organisation tué en août, les objectifs et le ton ont changé. 

David Milton, l'auteur de l'étude, explique : 

"Ces revers suggèrent que l'efficacité des médias en tant qu'arme est une réalité subjective contingente d'un large éventail d'autres facteurs comme l'antiterrorisme, les batailles et le personnel disponible".

Aujourd'hui Daesh cible avant tout les individus déjà acquis à sa cause. Des partisans de longue date, dont le passage à l'acte est redouté par les services de renseignement. Mais les candidats au départ en zone de guerre sont moins nombreux. Depuis le début de l'année, 18 Français sont arrivés dans la région, soit quatre fois moins qu'en 2015 selon le ministère de l'Intérieur. 

Mélanie Longuet avec Sarah Lou Cohen