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Un an après, Abbas retourne à l'ONU

Pour Mahmoud Abbas, la demande d'adhésion de la Palestine en tant qu'Etat à part entière n'est pas abandonnée.

Pour Mahmoud Abbas, la demande d'adhésion de la Palestine en tant qu'Etat à part entière n'est pas abandonnée. - -

Mahmoud Abbas fait son grand retour, jeudi, à l'ONU avec un objectif revu à la baisse : obtenir pour la Palestine le statut d'Etat non-membre, ce qui ne nécessite pas de vote au Conseil de sécurité.

Un an après le dépôt historique de la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine, le président Mahmoud Abbas retourne jeudi à l'ONU. Cette fois, son objectif est plus modeste puisqu’il s’agit d'obtenir le statut d'Etat non membre.

"Nous voulons remettre la Palestine sur la carte, sur les lignes de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, avec l'appui de 150 à 170 pays", expliquait la semaine dernière le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Pour être adoptée, la résolution doit être votée par plus de la moitié des 194 Etats membres à l'Assemblée générale, où elle est assurée d'une large majorité.

Des atouts volatilisés

La demande d'adhésion de la Palestine en tant qu'Etat à part entière n'est pas abandonnée, bien que les dirigeants palestiniens aient renoncé à demander un vote au Conseil de sécurité, faute de la majorité requise de neuf voix, a assuré Saëb Erakat.

En un an, Mahmoud Abbas a vu se volatiliser certains de ses principaux atouts : les satisfecit de la communauté internationale concernant l'établissement d'institutions, ou la réconciliation avec le Hamas rival. Au point que la demande d'Etat non membre, initialement un second choix, est devenue l'option la plus sérieuse.

Elle recueille l'assentiment d'une large majorité de Palestiniens (73%), selon un sondage réalisé du 9 au 15 septembre. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) -qui a toutefois réaffirmé que "l'Autorité palestinienne était capable de mener la politique économique avisée attendue d'un futur Etat palestinien"- ont souligné la fragilité de ses acquis.

Négociations de paix contre gel de la colonisation

L'économie palestinienne est menacée dans l'immédiat par une crise budgétaire, et à terme par les restrictions israéliennes, préviennent les deux institutions financières dans des rapports.

"La solution à deux Etats est en danger si l'Autorité palestinienne n'est plus en mesure de continuer à fonctionner et à se préparer" à devenir un Etat, a averti le ministre palestinien des Finances Nabil Qassis.

Le président palestinien a réaffirmé être prêt à reprendre les négociations de paix en cas de gel de la colonisation, lors d'une rencontre lundi à New York avec des représentants de la communauté juive américaine, a indiqué mardi Saëb Erakat.

BFMTV avec AFP