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Mahmoud Abbas sera "reçu à Paris dans les prochaines semaines"

François Hollande et Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, le 21 juillet 2016 à l'Élysée

François Hollande et Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, le 21 juillet 2016 à l'Élysée - Stéphane de Sakutin-AFP

Mahmoud Abbas sera "reçu à Paris dans un cadre bilatéral dans les prochaines semaines", a-t-on appris ce jeudi auprès de l'Élysée à l'issue d'un entretien téléphonique entre François Hollande et le président de l'Autorité palestinienne, à trois jours de la Conférence de Paris sur la Paix au Proche-Orient.

Lors de cet entretien, le président français "a souligné que la Conférence serait l'occasion pour la communauté internationale de marquer son intérêt pour une solution à deux États et la nécessité d'un dialogue direct entre les deux parties". Mais "il ne pourra pas y avoir de restitution commune (compte-rendu en présence de Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, NDLR) avec elles à Paris à l'issue de la Conférence comme cela avait été envisagé".

70 pays et organisations réunis

Le Premier ministre israélien a qualifié ce jeudi "d'imposture" la conférence organisée par Paris pour tenter de relancer l'effort de paix entre Israéliens et Palestiniens, et prévenu d'emblée qu'elle ne lierait pas Israël.

Quelque 70 pays et organisations seront réunis dimanche pour tenter de recréer un horizon politique entre Israéliens et Palestiniens. Israël n'a cessé de dénoncer cette initiative lancée en janvier 2016. Les Palestiniens au contraire y ont adhéré.

Échec de la dernière initiative en 2014 

L'effort pour résoudre l'un des plus vieux conflits de la planète est moribond depuis l'échec en avril 2014 de la dernière initiative en date, celle de l'administration du président américain sortant Barack Obama. 

Les deux principaux dirigeants concernés, Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, n'auraient plus eu de rencontre publique substantielle depuis 2010. Depuis lors, le conflit a continué à faire des milliers de morts entre guerres, attentats et violences.

C.H.A. avec AFP