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A Bethléem, le pape François touche le "mur" de la séparation

En visite à Béthléem, le pape a posé ses mains sur le mur de la séparation israélienne.

En visite à Béthléem, le pape a posé ses mains sur le mur de la séparation israélienne. - -

Le chef de l’Église catholique a atterri dimanche matin à Bethléem, où il a été accueilli par le président palestinien Mahmoud Abbas. Il a fait une étape devant la barrière de séparation avec Israël.

Le pape François est arrivé dimanche matin à Bethléem, en Cisjordanie occupée, où il commence un pèlerinage de deux jours dans les Territoires palestiniens et en Israël. Par ailleurs, vingt-six activistes d'extrême droite qui manifestaient contre la visite du pape ont été arrêtés à Jérusalem.

Le chef de l'Eglise catholique est arrivé d'Amman à bord d'un hélicoptère militaire jordanien qui s'est posé sur un héliport de Bethléem, le lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne. Il a été accueilli par le président palestinien Mahmoud Abbas dans une ville pavoisée en son honneur. Les deux hommes se sont embrassés.

Une étape imprévue

Sur le sol de l'Etat de Palestine reconnu par le Vatican, le pape a appelé à mettre "fin à une situation toujours plus inacceptable" dans le conflit israélo-palestinien, en demandant de reconnaître le droit pour un Etat d'Israël et un Etat de Palestine de vivre en paix et sécurité.

Etape imprévue, le pape a également posé ses mains sur la barrière de séparation édifiée par Israël. Il a fait arrêter sa voiture découverte pour descendre au pied du mur de béton, à l'emplacement d'une tour de guet. Le chef de l'Eglise catholique a posé ses mains sur le mur, en partie couvert de graffiti récents, dont l'un, en anglais lui était directement destiné: "Pape, nous avons besoin de quelqu'un pour parler de justice"

De son côté, le président palestinien a accusé Israël devant le pape François de "tenter de chasser les Palestiniens, chrétiens et musulmans", de Jérusalem-Est occupé et annexé.

Une grand-messe devant 9.603 privilégiés

Le pape François a ensuite présidé une grand-messe devant l'église de la Nativité, sur la place de la Mangeoire, pour 9.603 privilégiés qui ont reçu des invitations.

"En ce lieu (de Bethléem), où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à vous, monsieur le président Mahmoud Abbas, et à monsieur le président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix", a-t-il dit, juste avant la prière à la Vierge du "Regina Coeli" qui concluait la messe.

Le souverain pontife ira aussi dialoguer avec des enfants du camp de réfugiés proche de Dheisheh, puis déjeunera avec des familles palestiniennes défavorisées, avant de partir dans l'après-midi pour Tel-Aviv, où il sera officiellement accueilli en Israël.

Des extrémistes israéliens arrêtés à Jérusalem

Dans la matinée à Jérusalem, vingt-six activistes d'extrême droite qui manifestaient contre la visite du pape François, ont été arrêtés sur le mont Sion, a indiqué dimanche la police israélienne.

"Ces manifestants réunis autour du tombeau de David ont jeté des pierres et des bouteilles vers les forces de l'ordre. Deux policiers ont été légèrement blessés", a déclaré le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Le pape doit célébrer lundi une messe au Cénacle, sur le mont Sion, lieu du dernier repas du Christ pour les chrétiens et tombeau du roi David pour les juifs.

M.G. avec AFP