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Un policier tué et trois autres blessés au cours de la cinquième journée de protestation en Iran 

Manifestation le 30 décembre. (illustration)

Manifestation le 30 décembre. (illustration) - Handout / MEHR NEWS / AFP

Un policier a été tué, et trois autres blessés ce lundi, au cours de la cinquième journée de protestation en Iran. Dix manifestants ont également été tués au cours de ces troubles.

Un policier iranien a été tué et trois autres ont été blessés par des tirs de fusil à Najafabad (centre), lors de violences liées au mouvement de protestation qui agite l'Iran depuis cinq jours, a rapporté lundi un site internet de la télévision d'Etat.

"Un fauteur de trouble, profitant de la situation, a tiré avec une arme de chasse sur les forces de l'ordre, tuant un policier et blessant trois autres", a rapporté cette source sans donner d'autres détails.

Un père et son fils de 14 ans tués à Doroud 

Au total 13 personnes, dont dix manifestants, ont été tuées dans les violences qui ont émaillé ces protestations, parties jeudi de Machhad (nord-est), la deuxième ville du pays, pour se propager rapidement à travers le territoire. Le président Hassan Rohani, qui avait appelé au calme dimanche, a averti lundi que "le peuple iranien répondra aux fauteurs de troubles", qui ne sont qu'une "petite minorité" selon lui. Revenant à la charge contre le régime iranien, ennemi juré des Etats-Unis, le président américain Donald Trump a lui affirmé que "le temps du changement" était venu en Iran.

Deux manifestants avaient été tués samedi et huit autres dimanche soir dans plusieurs villes d'Iran, selon les médias. Un père et son fils de quatorze ans, ont par ailleurs péri à Doroud (ouest) quand leur véhicule a été percuté par un camion de pompiers volé par des manifestants, d'après le préfet.

Des centaines d'arrestations 

Lundi soir, des petits groupes de manifestants, dont certains scandaient des slogans antirégime, se sont rassemblés dans un quartier du centre de Téhéran sous forte présence policière, selon des vidéos publiées sur les sites de médias locaux et les réseaux sociaux. Le calme était revenu en fin de soirée et plusieurs "meneurs" ont été arrêtés, selon des médias iraniens.

La nuit précédente dans la capitale et plusieurs autres villes, des manifestants avaient attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux, des banques, des voitures de police ou des sièges du Bassidj (milice islamique du régime). Des centaines de personnes ont été arrêtées depuis le début des troubles, dont certaines ont ensuite été libérées. Quatre personnes ont ainsi été arrêtées pour avoir "insulté le drapeau sacré" de la République islamique en le brûlant.

D. N. et R.V. avec AFP