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Iran: deux manifestants tués par balles dimanche soir

Une manifestante lors d'un mouvement de protestation à l'Université de Téhéran, le 30 décembre 2017.

Une manifestante lors d'un mouvement de protestation à l'Université de Téhéran, le 30 décembre 2017. - AFP

Malgré l'appel au calme lancé dimanche soir par le président Hassan Rohani, deux personnes ont été tuées par balles dans les manifestations, commencées il y a quatre jours.

Deux manifestants ont été tués dimanche soir dans les protestations antigouvernementales dans la ville d'Izeh dans le sud-ouest de l'Iran, a déclaré le député local Hedayatollah Khademi cité par l'agence Ilna proche des réformateurs.

"Des habitants d'Izeh ont manifesté comme ailleurs dans le pays contre les difficultés économiques, malheureusement, deux personnes ont été tuées et d'autres blessées (...) Je ne sais pas si les tirs provenaient des forces de l'ordre ou des manifestants", a dit Hedayatollah Khademi.

Deux autres morts à Doroud

Dimanche soir, deux autres personnes ont péri dans la ville de Doroud (ouest du pays) dans un incident lié indirectement aux manifestations. Des protestataires se sont emparés d'un camion de pompiers et l'ont lâché du haut d'une pente. Il a percuté leur véhicule et "les deux passagers ont été tués", a déclaré le préfet de la ville à la télévision d'Etat.

Deux autres personnes avaient été tuées samedi soir dans cette même ville, mais le vice-gouverneur de la province avait affirmé que les forces de l'ordre n'avaient pas tiré sur les manifestants.

Rohani rejette les violences

Les violences de dimanche soir ont eu lieu malgré un appel du président Hassan Rohani au calme tout en condamnant les violences. Le président iranien a affirmé que son pays devait fournir "un espace" pour que la population puisse exprimer ses "inquiétudes quotidiennes", mais il a également fermement condamné "la violence et la destruction de biens publics", lors de sa première réaction depuis le début jeudi de manifestations contre le pouvoir et la vie chère dans plusieurs villes iraniennes.

A.S. avec AFP