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Nucléaire iranien: Hollande a "quatre exigences", l'Iran craint des "négociations difficiles"

françois hollande le 17 novembre en Israël où i la abordé la question du nucléaire iranien.

françois hollande le 17 novembre en Israël où i la abordé la question du nucléaire iranien. - -

En déplacement en Israël François Hollande a évoqué la question du nucléaire iranien. Il a formulé quatre exigences, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a averti, lui, que "les négociations à venir seront difficiles".

L'Iran a estimé dimanche que les négociations avec les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé s'annonçaient "difficiles", à trois jours de leur reprise à Genève, sur fond d'intense campagne israélienne contre tout allègement des sanctions contre Téhéran.

"Quatre exigences" pour "un accord intérimaire"

Le président français François Hollande a d'ailleurs déclaré dimanche soir, lors d'une visite en Israël, que la France posait quatre "exigences" à un accord intermédiaire avec Téhéran, dont la suspension de l'enrichissement de l'uranium à 20%, ce que l'Iran considère comme un droit inaliénable.

Les pays du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et l'Iran se retrouveront mercredi à Genève pour la troisième fois en un peu plus d'un mois pour tenter de trouver un accord sur le programme nucléaire iranien, soupçonné par les Occidentaux de cacher un volet militaire, malgré les démentis de Téhéran.

Des responsables américains, européens et russes ont affirmé ces derniers jours qu'un accord intérimaire portant sur le gel en l'état des activités nucléaires de l'Iran, en échange d'un assouplissement limité des sanctions qui asphyxient son économie, était à portée de main.

"Les négociations à venir seront difficiles"

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui dirige l'équipe des négociateurs iraniens sur place, a averti, lui, que "les négociations à venir seront difficiles".

"Aucun accord ne sera atteint en cas de non-respect des droits de la nation iranienne" en matière nucléaire et plus particulièrement sur l'enrichissement d'uranium, a-t-il mis en garde.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a répété que "l'enrichissement d'uranium faisait partie intégrante des droits de l'Iran selon le Traité de non-prolifération" nucléaire (TNP).

"Notre droit à l'enrichissement n'est pas négociable (...) La suspension totale de l'enrichissement est notre ligne rouge et nous ne la franchirons pas", a-t-il martelé.

La crainte de la fabrication de l'arme atomique

Le chef de la diplomatie iranienne a néanmoins reconnu que les positions des deux parties sur la question nucléaire s'étaient "rapprochées" et qu'il était "possible d'arriver à un accord écrit".

Les questions de l'enrichissement d'uranium sur le sol iranien et du réacteur à eau lourde en construction à Arak ont bloqué les négociations qui se sont déroulées du 7 au 9 novembre.

Ce réacteur médical et de recherche, qui doit remplacer celui de Téhéran, pourrait produire à terme du plutonium, une des filières de la fabrication de l'arme atomique, ce qui inquiète certains pays occidentaux, comme la France, qui ont demandé l'arrêt des travaux.

M. P. avec AFP