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Mort du général Soleimani, tué par les Etats-Unis: le guide suprême iranien crie "vengeance"

Le guide suprême iranien Ali Khamenei prononce un discours pour le 40e anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran, le 3 novembre 2019

Le guide suprême iranien Ali Khamenei prononce un discours pour le 40e anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran, le 3 novembre 2019 - IRANIAN SUPREME LEADER'S WEBSITE / AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a pour sa part dénoncé sur Twitter une "escalade extrêmement dangereuse et imprudente" de la part des Etats-Unis.

La tension s'accroît entre Washington et Téhéran. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'est engagé ce vendredi à "venger" la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué plus tôt dans un raid américain à Bagdad "sur ordre" de Donald Trump. Il a décrété un deuil national de trois jours dans son pays.

"Le martyre est la récompense de son inlassable travail durant toutes ces années (...). Si Dieu le veut, son oeuvre et son chemin ne s'arrêteront pas là, et une vengeance implacable attend les criminels qui ont empli leurs mains de son sang et de celui des autres martyrs", a dit l'ayatollah Khamenei sur son compte Twitter en farsi.

Une réunion du conseil suprême de sécurité nationale

Un peu plus tôt, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait dénoncé sur Twitter une "escalade extrêmement dangereuse et imprudente" de la part des Etats-Unis. Une réunion extraordinaire du conseil suprême de sécurité nationale est annoncée "d'ici quelques heures".

"Soleimani a rejoint nos frères martyrs mais notre revanche sur l'Amérique sera terrible", a pour sa part réagi, également sur Twitter, Mohsen Rezai, un ancien chef des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

La mort de Qassem Soleimani intervient au surlendemain d'une attaque de l'ambassade américaine à Bagdad par des combattants et des partisans pro-Iran. Donald Trump avait à cette occasion menacé Téhéran, assurant que les Iraniens paieraient "LE PRIX FORT" pour cet acte.

M.D. avec AFP