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Militaire d'extrême droite recherché en Belgique: le pays en état d'alerte, les recherches se poursuivent

Les recherches se poursuivent en Belgique

Les recherches se poursuivent en Belgique - JAMES ARTHUR GEKIERE / Belga / AFP

Les autorités locales ont déployé un imposant dispositif afin de retrouver le fugitif, et plusieurs tanks ont été mobilisés sur la zone de recherches.

La Belgique reste en état d'alerte. Ce jeudi, une vaste opération de la police belge à laquelle prennent part 300 officiers était toujours engagée afin de retrouver Jurgen Conings, un militaire d'extrême droite en fuite. Probablement armé, il avait menacé de s'en prendre à des institutions de l'État belge ainsi qu'au virologue Marc Van Ranst, experts parmi les plus en vue en Belgique dans le contexte de la crise sanitaire.

Des coups de feu entendus

L'homme de 46 ans reste introuvable depuis la découverte mardi en fin d'après-midi de sa voiture en bordure d'un parc national, dans la province néerlandophone du Limbourg.

Il pourrait s'être retranché dans le parc national de la Haute Campine, vaste espace de 12.000 hectares de forêts et de landes, où des coups de feu ont été entendus dans la matinée, a appris BFMTV. Dans la journée, un imposant dispositif a été mis en place, dont plusieurs tanks. Comme l'explique de son côté La Libre Belgique, des renforts militaires sont également arrivée du Benelux et de l'Allemagne voisine.

"Les recherches se sont poursuivies toute la nuit", a simplement indiqué jeudi matin Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral. Elles se concentraient notamment près du lieu où a été retrouvé le 4X4 du militaire de carrière.

Un homme déterminé

À l'intérieur du véhicule, se trouvaient quatre lance-roquettes antichars et des munitions, avait indiqué mercredi le parquet. Mais Jurgen Conings est "probablement encore en possession d'un armement plus léger" et reste donc potentiellement dangereux, selon la même source.

Les recherches ont nécessité la fermeture d'une portion de l'autoroute E314, à hauteur de Maasmechelen, en direction de Genk, un axe qui borde le parc national.

Jurgen Conings, soupçonné d'avoir volé des armes lourdes dans la base militaire où il est instructeur, semble toujours déterminé à s'en prendre à des représentants de l'EÉat belge et à des personnalités, d'après des écrits retrouvés par les enquêteurs.

Marc Van Ranst pris pour cible

Devenu la bête noire des anti-masques et autres opposants aux restrictions de rassemblements, Marc Van Ranst, scientifique de 55 ans, est coutumier des prises de position contre le racisme et la xénophobie et va régulièrement au clash sur les réseaux sociaux avec l'extrême droite flamande.

Jurgen Conings compte, lui, parmi la "trentaine" de membres de l'armée belge surveillés par les services du renseignement militaire pour leurs "sympathies" avec l'extrême droite, selon des sources officielles.

Pour la même raison, il est également fiché par l'Ocam, l'organisme belge chargé de l'analyse de la menace terroriste.

Hugo Septier avec AFP