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Melania Trump tape du poing sur la table pour s'affirmer à la Maison blanche

Melania Trump

Melania Trump - ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

En une semaine, la si effacée Melania Trump a sèchement répondu à Michelle Obama, demandé et obtenu le limogeage d'une cadre de la Maison blanche, tandis que la presse évoquait ses vifs reproches au directeur de cabinet de la présidence des Etats-Unis.

On la pensait discrète mais peut-être rongeait-elle son frein. Depuis son retour aux Etats-Unis depuis la France, où elle avait assisté aux commémorations célébrant la fin de la Première guerre mondiale, Melania Trump est sortie de sa réserve coutumière pour frapper plusieurs grands coups médiatiques. 

Michelle Obama peut visiblement garder ses conseils 

Dans un premier temps, il s'est agi de répondre. Dimanche, lors d'une interview accordée à ABC News dans le cadre de la promotion de son autobiographie Becoming, dont le titre a été littéralement traduit en Devenir par chez nous, Michelle Obama a rappelé que Laura Bush lui avait glissé qu'elle pouvait l'appeler en cas de souci à la Maison blanche. Au moment où Donald Trump succédait à son mari, Michelle Obama a renouvelé cette offre à la nouvelle First Lady. Durant l'entretien, elle a ajouté que Melania Trump n'en avait rien fait.

Lundi dans l'après-midi, Stephanie Grisham, porte-parole de Melania Trump, a transmis un communiqué étonnamment sec à CNN. On peut notamment y lire: "Madame Trump est une femme forte et indépendante qui a endossé son rôle à la Maison blanche à sa manière. Quand elle a besoin d'un conseil, elle s'adresse à son équipe de professionnels". 

Limogeage et fragilisation 

Le lendemain, mardi, nouveau message courroucé en provenance de son bureau. Et cette fois-ci l'attaque portée est plus rude. Le texte de son équipe exige ainsi publiquement le renvoi de Mira Ricardel du Conseil à la sécurité nationale dont elle est membre car elle la juge désormais indigne de "l'honneur de servir la Maison blanche". Mercredi, Melanie Trump a obtenu gain de cause et la porte-parole de Donald Trump a annoncé le départ de Mira Ricardel vers une autre contrée de l'administration, sans plus de précision. Selon le Wall Street Journal, le secret de la virulence de la Première dame à l'égard d'une femme appartenant à une instance éminente réside dans le soupçon nourri par Melania Trump de médisances de Mira Ricardel à son encontre. 

Enfin, cette semaine, la presse a assuré que les relations entre la femme de Donald Trump et le directeur de cabinet de ce dernier, John Kelly, étaient exécrables, au point de s'être déjà vertement disputés depuis le début de l'année. Melania Trump l'accuse d'avoir bloqué la promotions de plusieurs de ses proches alors qu'il servait généreusement les siens. La position de John Kelly n'a jamais paru aussi fragile dans l'univers extrêmement instable de la Maison blanche "trumpienne". 

Lutter contre son sentiment d'impuissance 

Quant à Melania Trump, elle a ensuite imprimé un tour plus apaisé à son emploi du temps, participant jeudi à une discussion avec des adolescents sur le thème du cyberharcèlement, sujet auquel elle tente de sensibiliser la population américaine. Katherine Jellison, professeur d'Histoire à l'Université d'Ohio a dit son mot au Washington Post à propos de la surprenante offensive de l'Américano-slovène: 

"Si une First Lady a, par nature, le sentiment d'être impuissante, montez la chose de quelques crans et vous voilà dans le monde de Melania Trump. C'est peut-être son moment de dire: 'Je bombe le torse, et j'essaye de contrôler cette partie-là de mon monde". 

Robin Verner