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Mati, cette station balnéaire grecque transformée en ville fantôme par les incendies

Les feux dans la région d'Athènes ont fait 79 morts en ce début de semaine. La population a déserté Mati, l'une des localités les plus touchées par le drame.

Les feux qui ont ravagé l'Attique ces derniers jours ont fait, selon le dernier bilan disponible, 79 morts et 187 blessés en Grèce. Le Premier ministre, Alexis Tsipras, a décrété trois jours de deuil national devant ce qu'il a qualifié de "tragédie indicible". Une jolie cité balnéaire, distante d'une quarantaine de kilomètres à l'est d'Athènes, s'est trouvée en première ligne du fléau: Mati. Depuis mardi, il y a peu de chance d'y croiser âme qui vive entre les bâtiments noircis et les squelettes de voitures préalablement léchées par les flammes. 

"Mati n'existe plus" 

La localité est en effet devenue une ville fantôme où seulement quelques rescapés demeurent, comme l'a noté Cécile Costes, journaliste de RMC sur place. L'endroit est désormais sans eau courante ni électricité. Une centaine de pompiers étaient encore mobilisés dans la zone mardi soir. Deux villes, Mati donc et Rafina, ont concentré les pertes humaines. 1.000 habitations et plus de 300 véhicules se sont également embrasés, a relevé Le Monde sur son site internet. 

Le maire de Rafina n'a pas hésité à lancer à la télévision grecque: "Mati n'existe plus". Les incendies meurtriers de cette fin de mois de juillet ont déjà dépassé en horreur le précédent de 2007 quand le feu avait dévasté le Péloponnèse, emportant la vie de 70 personnes. 

Robin Verner