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Maroc: des centaines de personnes forcent la frontière à Ceuta

Le port de Ceuta, enclave espagnole au Maroc - Archives AFP

Le port de Ceuta, enclave espagnole au Maroc - Archives AFP - -

Des centaines de personnes ont forcé vendredi la barrière entourant l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc. Plusieurs blessés sont à déplorer.

Des centaines de personnes ont forcé vendredi au petit matin la haute barrière entourant l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc, et certains ont été blessés, a-t-on appris auprès des secours et de la garde civile.

"La garde civile de Ceuta estime que 500 personnes ont peut-être réussi à entrer dans la ville", indiquent les services de secours sur leur compte Twitter.

Plusieurs centaines de personnes ont réussit à entrer

La garde civile a de son côté précisé à l'AFP que "plusieurs centaines de migrants" étaient entrés dont certains ont été blessés, ainsi que des membres des forces de l'ordre. 

La dernière tentative d'entrée massive remonte à la nuit du Nouvel an, quand un millier de personnes avaient vainement essayé de franchir la barrière grillagée de six mètres entourant l'enclave, une entreprise périlleuse où certains se blessent souvent.

Des images tournées par le service de télévision du journal local Faro de Ceuta, montraient des grappes de dizaines de personnes errant euphoriques dans les rues de l'enclave située en bordure de la Méditerrannée.

Unique frontière terrestre entre l'UE et l'Afrique

Les secours précisent sur Twitter que la Croix-Rouge espagnole prêtait assistance vendredi matin à 400 personnes, accueillies dans les locaux du Centre de rétention administrative de Ceuta.

L'enclave de Ceuta est entourée depuis le milieu des années 2000 par une double clôture grillagée de huit kilomètres de long.

Revendiquée par Rabat, l'enclave constitue avec celle de Melilla la seule frontière terrestre entre le continent africain et l'Union européenne, et un point de passage pour l'immigration clandestine venue d'Afrique noire et du Maghreb. La surveillance de la frontière et le contrôle des passages dépendent non seulement des forces de l'ordre espagnoles mais aussi de celles du Maroc.

G.D. avec AFP