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Le SPD allemand approuve le principe d'une coalition avec Merkel

Martin Schulz.

Martin Schulz. - John Macdougall - AFP

Les délégués du Parti social-démocrate réunis ce dimanche à Bonn ont approuvé à une courte majorité l'ouverture de négociations formelles en vue de la formation d'une coalition avec les conservateurs d'Angela Merkel.

Le parti social démocrate (SPD) allemand a approuvé dimanche d'une courte majorité l'ouverture de négociations formelles avec les conservateurs d'Angela Merkel pour former un gouvernement commun.

Les délégués du parti réunis à Bonn ont approuvé d'une courte tête, 362 voix pour sur 642, l'ouverture de ces pourparlers qui doivent mettre fin à l'imbroglio politique privant l'Allemagne d'un gouvernement et d'une majorité depuis les législatives de septembre.

Dès le début de la semaine, le SPD de Martin Schulz et les conservateurs dirigés par la chancelière allemande vont commencer des négociations en vue d'un "contrat de coalition", feuille de route du futur gouvernement. Au mieux, ce dernier pourrait prendre ses fonctions mi-mars, soit six mois après les législatives qui ont laissé la première puissance européenne sans majorité évidente. Angela Merkel a "salué" dimanche soir ce résultat, tout en notant "que beaucoup de questions doivent encore être résolues (...) il reste beaucoup de travail". Dès lundi, de premières discussions sur l'ordre du jour doivent avoir lieu.

La réserve des militants 

Mais c'est sans enthousiasme que les sociaux-démocrates se lancent dans cette négociation, les cadres du parti n'ayant approuvé qu'à 56% ces pourparlers. Le chef du SPD avait pourtant lancé dimanche un vibrant appel aux 642 délégués. "La république nous regarde, et je sais que des gens à travers toute l'Europe regardent aujourd'hui le SPD", a dit juste avant le scrutin l'ex-président du parlement européen. Peu après sa courte victoire, il s'est dit "soulagé" et a reconnu avoir "dû se battre".

Ce vote ne signifie d'ailleurs pas que l'Allemagne sera dirigée comme en 2005-2009 et 2013-2017 par une grande coalition. En effet, le résultat des négociations à venir sera soumis à un vote des 440.000 militants sociaux-démocrates. Or la base du parti est divisée sur l'opportunité de gouverner de nouveau sous la houlette de la chancelière, au pouvoir depuis 12 ans.

Pour de nombreux membres du SPD, la grande coalition, ou GroKo, fait figure d'épouvantail, car seule la chancelière semble avoir profité de ces expériences communes. Les sociaux-démocrates ont en effet été laminés aux législatives de septembre (20,5%) et sont depuis en chute dans les sondages.

R.V. avec AFP