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La Pologne expulse un néonazi suédois qui voulait suivre une formation paramilitaire

Un officier de la police polonaise (photo d'illustration)

Un officier de la police polonaise (photo d'illustration) - Wojtek Radwanski / AFP

Les services spéciaux polonais ont expulsé ce vendredi un citoyen suédois néonazi, qui voulait suivre une formation paramilitaire et apprendre à utiliser une arme similaire à celle du terroriste de l'attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui avait fait 51 morts.

La Pologne a expulsé vendredi vers la Suède un citoyen de ce pays accusé d'appartenance à un mouvement néonazi et condamné dans le passé à une peine de prison pour des attaques à la bombe contre des centres de réfugiés.

"Aujourd'hui à 8:00 du matin Anton T. est parti à bord d'un avion vers la Suède", a indiqué Stanislaw Zaryn, porte-parole du coordinateur des services spéciaux polonais. Pour ces services, la présence du Suédois en Pologne constituait "une grave, réelle et actuelle menace pour la sécurité et l'ordre public", selon un communiqué publié jeudi. 

Anton T. (la loi polonaise interdit de donner le nom du suspect, NDLR) "est membre du Mouvement de résistance nordique néonazi qui a pour but de créer, par voie de révolution, une république nationale-socialiste nord-européenne", ont indiqué les services spéciaux polonais. Il a été, par le passé, condamné par la justice suédoise à un an et demi de prison pour sa participation à des attentats utilisant des explosifs artisanaux, entre autres, contre le centre des réfugiés à Göteborg, selon la même source.

"Il est venu en Pologne pour suivre une formation paramilitaire, durant laquelle il voulait apprendre à se servir d'une arme identique à celle utilisée par Brenton Tarrant lors de l'attentat à Christchurch", toujours selon le communiqué. En mars, l'extrémiste australien de droite Brenton Tarrant, 28 ans, a fait un carnage dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch durant la prière, tuant 51 fidèles, attaque qu'il a retransmise en direct sur les réseaux sociaux.

J. G. avec AFP