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La Nouvelle-Zélande interdit les fusils d'assaut et continue d'inhumer les victimes des mosquées

Des personnes rendent hommage aux victimes du tueur des mosquées à  Christchurch (Nouvelle-Zélande) le 21 mars 2019

Des personnes rendent hommage aux victimes du tueur des mosquées à Christchurch (Nouvelle-Zélande) le 21 mars 2019 - WILLIAM WEST, AFP

La Première ministre de Nouvelle-Zélande a annoncé jeudi l'interdiction des armes semi-automatiques et fusils d'assaut alors qu'étaient inhumées des nouvelles victimes du tueur des mosquées, dont un adolescent qui rêvait d'être gardien de but à Manchester United.

Cinquante fidèles ont été abattus il y a près d'une semaine par le suprémaciste blanc Brenton Tarrant dans deux mosquées de la plus grande ville de l'île du Sud, un massacre qu'il a filmé et diffusé en direct sur Facebook.

La police a annoncé que la totalité des victimes étaient désormais identifiées, permettant de soulager la frustration des familles alors que la coutume musulmane veut que les morts soient enterrés le plus rapidement possible, généralement dans les 24 heurs suivant le décès.

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern lors d'une conférence de presse à Wellington, le 18 mars 2019
La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern lors d'une conférence de presse à Wellington, le 18 mars 2019 © Dave LINTOTT, AFP

Jacinda Ardern avait promis immédiatement après le carnage un durcissement d'une législation qui avait permis au tueur d'acheter en toute légalité l'arsenal ayant servi à l'attaque, y compris des armes semi-automatiques.

"Toutes les armes semi-automatiques utilisées dans l'attaque terroriste de vendredi seront interdites dans ce pays", a déclaré la cheffe du gouvernement en détaillant toute une panoplie de mesures qui concrétisent sa promesse.

Les chargeurs à grande capacité et autres dispositifs qui permettent des tirs plus rapides seront également hors la loi.

Avec AFP