BFMTV

La mère de l'otage Steven Sotloff implore l'EI d'épargner son fils

James Foley, journaliste américain tué par l'Etat islamique, en plein travail le 29 septembre 2011. Steven Sotloff est lui aussi menacé de mort par les jihadistes.

James Foley, journaliste américain tué par l'Etat islamique, en plein travail le 29 septembre 2011. Steven Sotloff est lui aussi menacé de mort par les jihadistes. - Aris Messinis - AFP

La mère de Steven Sotloff, l'autre journaliste américain qui apparaît à la fin de la vidéo de la décapitation de James Foley, a imploré le chef de l'Etat islamique d'épargner son enfant.

La mère d'un journaliste américain menacé d'exécution par les jihadistes de l'Etat islamique (EI) les a suppliés mercredi de l'épargner et de le libérer, s'adressant directement à son chef Abou Bakr al-Baghdadi. La mère de Steven Sotloff a ainsi brisé son silence, et dans une vidéo diffusée par de nombreux médias, imploré le calife auto-proclamé de l'EI.

"Je vous adresse un message à vous, Abou Bakr al-Baghdadi al-Quraishi al-Hussaini, le calife de l'État islamique. Je suis Shirley Sotloff. Mon fils Steven est entre vos mains", a-t-elle déclaré. 

"Je demande à votre justice d'être miséricordieuse"

Le 19 août, l'EI a montré le jeune homme de 31 ans vêtu d'une tunique orange, dans la même vidéo montrant la décapitation de James Foley. Les jihadistes ont affirmé que Sotloff serait le prochain à être tué, si les Etats-Unis ne cessaient pas leurs bombardements contre les positions de l'EI en Irak. "Vous, le calife, pouvez accorder l'amnistie. Je vous demande s'il vous plaît de libérer mon enfant", a imploré Shirley Sotloff.

"En tant que mère, je demande à votre justice d'être miséricordieuse et de ne pas punir mon fils pour des choses sur lesquelles il n'a aucun contrôle", a ajouté cette enseignante de Miami. Elle a expliqué qu'elle avait étudié l'islam depuis la disparition de son fils, qui a travaillé notamment pour Time et Foreign Policy, et que l'islam enseigne que "personne ne doit être tenu responsable des péchés d'autrui".

"Steven n'a pas de contrôle sur les actions du gouvernement américain. C'est un journaliste innocent", a-t-elle insisté dans son émouvant plaidoyer à Abou Bakr al-Baghdadi, qui s'est autoproclamé calife des musulmans dans le monde, au moment de la proclamation d'un califat à cheval sur la Syrie et l'Irak fin juin par l'EI. Mais personne ne reconnaît son autorité en dehors de l'EI.

A.S. avec AFP