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Incendies en Amazonie: le Chili va envoyer 4 avions au Brésil avec l'aide du G7

Vue aérienne des feux de forêt qui sévissent en Amazonie, ici dans l'Etat de Rondonia.

Vue aérienne des feux de forêt qui sévissent en Amazonie, ici dans l'Etat de Rondonia. - Victor Moriyama - Greenpeace - AFP

Sebastián Piñera a également pris contact avec les gouvernements du Paraguay, Pérou, Colombie et Bolivie "pour connaître leurs besoins."

Ce vendredi, Sebastián Piñera, président chilien devenu coordinateur de l'aide du G7 aux incendies en Amazonie après avoir assisté en tant qu'invité à la réunion des sept pays les plus industrialisés, a annoncé que quatre bombardiers d'eau allaient être envoyés pour lutter contre le sinistre.

Ce dernier a expliqué avoir déjà pris contact avec les gouvernements du Paraguay, Brésil, Pérou, Colombie et Bolivie "pour connaître leurs besoins et coordonner cette aide", et que le financement serait bien assuré par le G7.

"Le Chili apporte déjà son aide avec un avion AT8, Air Truck 8, capable de larguer 3.000 litres par vol", envoyé cette semaine au Paraguay, a-t-il déclaré devant la presse. Le Paraguay, où ne s'étend pas la forêt amazonienne, a été touché récemment par des incendies. "Bientôt, nous enverrons quatre avions similaires au Brésil. Nous avons également offert notre aide à la Bolivie. Nous ferons tout cela grâce au financement des pays du G7", a-t-il ajouté. 

Jair Bolsonaro sous pression

Le président chilien, de retour en Amérique du Sud mercredi, a rencontré le jour même le président brésilien Jair Bolsonaro à Brasilia, alors que le Brésil est depuis une semaine sous une intense pression internationale pour sa gestion des incendies en Amazonie. 

Ce dernier avait accusé l'Allemagne et la France d'essayer d'"acheter" la souveraineté du Brésil. Depuis trois jours, il demande que le président français Emmanuel Macron, qui avait estimé que la question de la souveraineté sur l'Amazonie était ouverte, retire ses "insultes".

Il n'a pas accepté une aide de 20 millions de dollars du G7 pour l'Amazonie, exigeant comme préalable à toute discussion une rétractation d'Emmanuel Macron.

Hugo Septier avec AFP