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"Honte", "impardonnable": en Iran, vague d'indignation populaire et dans la presse après le crash du Boeing

Débris du Boeing en Iran

Débris du Boeing en Iran - Akbar TAVAKOLI / IRNA / AFP

La République islamique d'Iran a reconnu samedi, trois jours après le drame, sa responsabilité dans le crash d'un Boeing dans lequel 176 personnes sont mortes.

Trois jours après le drame survenu mercredi, l'Iran a reconnu sa responsabilité samedi dans le crash d'un Boeing 737. 176 personnes sont mortes, en majorité des Iraniens et des Canadiens mais aussi des Ukrainiens, Afghans, Britanniques et Suédois. Avant de reconnaître avoir abattu "par erreur" l'appareil, le régime iranien avait repoussé la thèse avancée dès mercredi par le Canada, à savoir celle d'un missile.

Des manifestations ont eu lieu samedi à Téhéran dans la foulée de l'aveu. Des étudiants ont été dispersés par la police, scandant des slogans antirégime, dénonçant "les menteurs", rapporte l'AFP. Ils réclamaient des poursuites contre les personnes responsables du crash et celles qui, d'après eux, auraient tenté de le camoufler.

Colère populaire

Une colère qui a trouvé un écho à la une de la presse iranienne, en farsi. Dimanche, le journal pro-régime Iran publiait à sa une les noms des passagers de l'avion qui ont trouvé la mort en les disposant de façon à représenter l'arrière d'un avion. En manchette, un mot en rouge: "Impardonnable."

"Excusez-vous, Démissionnez", a titré le quotidien réformiste Etemad, alors que Javan, un journal proche des Gardiens de la Révolution demandait "de profondes excuses pour une erreur douloureuse". Hamshahri, quotidien de la municipalité de Téhéran, affichait quant à lui un "Honte" en lettres de sang à sa une.

Clarisse Martin avec AFP