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Guerre en Ukraine: Macron et Biden veulent "rendre responsable la Russie de ses actions"

Les deux chefs d'État ont tenu conjointement une conférence de presse à la Maison Blanche à l'occasion de la visite d'État d'Emmanuel Macron aux États-Unis.

"Nous continuons de soutenir le peuple ukrainien". Emmanuel Macron et Joe Biden ont pris la parole ce jeudi à Washington D.C. à l'issue d'un entretien entre les deux chefs d'État. L'occasion pour les deux dirigeants de réaffirmer leur soutien à l'Ukraine, en guerre contre la Russie depuis plus de neuf mois maintenant.

Tout en dénonçant l'agression "incroyablement violente" de la Russie, Joe Biden a affirmé en début de conférence de presse que lui et Emmanuel Macron allaient continuer de travailler ensemble pour "rendre responsable la Russie de ses actions".

"Poutine pense qu’il peut détruire la volonté du peuple ukrainien [...] Il n'y parviendra pas", a encore déclaré le président américain, "il paye un lourd tribut en ne se retirant pas de l'Ukraine".

"Je suis prêt à discuter avec monsieur Poutine lorsqu'il aura décidé de mettre fin à la guerre", a poursuivi Joe Biden, se différenciant de son homologue français qui a plusieurs fois eu le président russe au téléphone depuis le début du conflit.

Rapprochement et tensions

Emmanuel Macron et Joe Biden se sont aussi engagés dans une déclaration commune à soutenir l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra".

Le président de la République a quant à lui appelé à "éviter toute escalade incontrôlée" au cours de sa prise de parole devant la presse.

"Nous n'encouragerons pas les Ukrainiens à accepter une issue qui ne leur est pas acceptable", a encore déclaré Emmanuel Macron.

Le président de la République achève sa seconde visite d'État aux États-Unis, cette fois-ci avec l'administration Biden. Un déplacement sous le signe du rapprochement entre les deux présidents après plusieurs divergences sur divers dossiers.

L'affaire des sous-marins australiens a notamment déterioré les relations diplomatiques entre les deux pays avec la décision prise par Canberra d'annuler le "contrat du siècle" avec Paris pour la livraison de sous-marins au profit d'une alliance avec Washington et Londres.

Plus récemment, le président français a critiqué les subventions américaines qui favorisent les produits "made in USA". Des subventions qualifiées de "super agressives" par Emmanuel Macron au début de sa visite d'État.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV