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G7: les altermondialistes préparent leur contre-sommet

Altermondialistes et écologistes commencent à se rassembler à Hendaye et à Irun en Espagne afin de mettre sur pied un contre-sommet, tandis que Biarritz accueille le G7 à partir de samedi prochain.

"Ongi Etorri kontra-gailurrera", ou en français "Bienvenue au contre-sommet". Des panneaux polyglottes, où le basque figure en bonne place, fleurissent depuis quelques jours à Hendaye et à Irun en Espagne. Tandis que Biarritz accueille à compter de samedi prochain le G7, ce sont ces deux villes qui doivent héberger les participants du contre-G7. Au sein des 12.000 personnes attendues, des nationalistes basques côtoieront des altermondialistes et des écologistes de diverses tendances. 

Conférences et manifestation

Si les militants affluent déjà dans ces communes, qui se regardent l'une l'autre de chaque côté de la Bidassoa et situées à une trentaine de kilomètres de Biarritz, c'est à partir de mercredi que le contre-sommet prendra son essor.

Près de 100 conférences capteront les attentions et les réflexions, des droits des femmes à la situation des migrants, avant qu'une grande manifestation ne mobilise les membres de l'événement pour marquer le premier jour de réunion des dirigeants des grandes puissances autour d'Emmanuel Macron. 

Le maire d'Hendaye confiant 

Les forces de l'ordre multiplient les contrôles dans les gares et à la frontière franco-espagnole. Mais Enaut Aramendi, porte-parole du "sommet alternatif" (G7EZ), balaye l'éventualité de violences au micro de BFMTV.

"Depuis le départ, l’Etat fait tout son possible pour créer un climat de peur et éviter que le contre-sommet se passe dans de bonnes conditions. Nous on a décidé de faire le contraire, de faire un contre-sommet ouvert, un contre-sommet sans Etat policier. On n’a pas envie de faire d’Hendaye et d’Irun la même chose que ce qu’a fait le maire de Biarritz ou l’Etat: une ville bunkerisée."

Kotte Ecenarro, maire d'Hendaye, est d'ailleurs confiant, comme il l'a également confié à notre antenne: "Ce dont je suis content, c’est que les manifestants du contre-G7 ont dit qu’il s’agissait d’une manifestation pacifique, familiale, solidaire. On peut accepter un contre-G7 pour peu que lui-même soit respectueux des biens et des personnes de la ville qui l’accueille".

Robin Verner avec Guillaume Bertrand