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Ukraine: Hollande condamne les violences, Poutine évoque "un pogrom"

Les manifestants à Kiev le 2  décembre 2013.

Les manifestants à Kiev le 2 décembre 2013. - -

Vladimir Poutine évoque "un pogrom". François Hollande et l'Union Européenne appellent au dialogue.

Après plusieurs jours de manifestations fermement réprimées à Kiev, le Premier ministre ukrainien dénonce des manifestations "illégales" et "incontrôlables", qui ressemblent à "un coup d'Etat". Les responsables politiques étrangers commencent à se positionner. Réactions.

> Poutine évoque un "pogrom"

Le président russe Vladimir Poutine a fustigé lundi les manifestations en Ukraine protestant contre la décision de Kiev de ne pas signer un accord d'association avec l'Union européenne et de se rapprocher de la Russie.

"Les événements en Ukraine ressemblent plus à un pogrom qu'à une révolution", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une visite en Arménie. "Cela n'a pas grand chose à voir avec les relations de l'Ukraine avec l'Union européenne", a-t-il ajouté.

> Hollande appelle au dialogue

Le président français François Hollande et le Premier ministre polonais Donald Tusk ont condamné "les violences" commises lors des manifestations en Ukraine et appelé le pouvoir et l'opposition à l'"ouverture rapide d'un dialogue", a rapporté l'Elysée.

Les deux hommes "ont rappelé, par ailleurs, que l'UE était disposée à signer l'accord d'association avec l'Ukraine", écrit la présidence de la République dans un communiqué.

> L'UE appelle à la retenue

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a appelé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Au cours de cette conversation, José Manuel Barroso a appelé "toutes les parties à la retenue", ajoutant qu'une "solution pacifique et politique était la seule voie pour sortir l'Ukraine de la situation actuelle", selon un communiqué diffusé par la Commission.

Le président Ianoukovitch s'est dit "d'accord avec cette approche" et a explicitement confirmé son intention de faire procéder à une enquête sur l'usage de la force par la police ukrainienne et d'en rendre publiques les conclusions".

> Les Etats-Unis rejettent le terme de "coup d'Etat"

La Maison-Blanche a affirmé lundi que les manifestations actuelles en Ukraine ne constituaient pas à ses yeux un coup d'Etat, et qualifié d'"inacceptable" la répression des protestataires par la police.

"Nous ne considérons certainement pas des manifestations pacifiques comme des coups d'Etat", a déclaré le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, après que le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov eut dénoncé un "coup d'Etat" en cours.

> La Suède convoque l'ambassadeur d'Ukraine

Le ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt a indiqué qu'il avait convoqué l'ambassadeur d'Ukraine pour exprimer sa "profonde préoccupation quant au recours à la violence contre des manifestants pacifiques". Fervent partisan de l'intégration de l'Ukraine à l'Europe, il avait émis de fortes critiques contre le pouvoir les jours précédents.

A.D. avec AFP