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Réfugiés: un "coup porté à Schengen" par "Mama Merkel"

La volte-face de l'Allemagne sur les réfugiés fait la une de la presse.

La volte-face de l'Allemagne sur les réfugiés fait la une de la presse. - montage BFMTV.com

REVUE DE PRESSE - Au lendemain de la décision de Berlin de reprendre provisoirement les contrôles aux frontières allemandes, la presse française souligne le "coup" porté à Schengen par la chancelière allemande Angela Merkel.

Après avoir ouvert "les bras de l'Allemagne" aux réfugiés, "Mama Merkel" a réintroduit des contrôles à ses frontières et "assène" par cette décision un "coup à Schengen", estime ce lundi la presse française, après la mesure prise par Berlin dimanche.

"Parenthèse terminée"

"La parenthèse enchanteresse de 'Mama Merkel' ouvrant les bras de l'Allemagne à tous les réfugiés syriens demandeurs d'asile est terminée", résume la Charente Libre. Cette décision est un "véritable ultimatum à ses partenaires, le forcing allemand est sans doute nécessaire pour que l'Union européenne surmonte ses désaccords et ses défaillances sur l'accueil, la sélection et la répartition des migrants candidats à l'asile", selon le quotidien.

La Voix du Nord abonde dans ce sens: "Merkel avait donné un coup de canif au traité de Dublin en refusant de renvoyer les migrants dans le pays par lequel ils étaient entrés en Europe. Elle assène, avec sa dernière décision, un coup à Schengen". Le retour des contrôles aux frontières intervient la veille d'un nouveau Conseil européen et "la décision allemande pousse un peu plus le système Schengen au bord du précipice". L'Europe est à la merci des brusques coups de volant de 'maman Merkel'", ajoute le journal.

"Merkel se sent pousser des ailes"

"En suspendant temporairement les accords de Schengen, Berlin ne remet pas en cause l'idée d'une Europe ouverte, elle reprend simplement son souffle. Afin de s'occuper dignement des réfugiés déjà sur son sol et d'oeuvrer plus sereinement à la recherche d'une solution durable", considèrent les Dernières Nouvelles D'Alsace.

Avec cette décision prise sans concertation européenne, Angela Merkel "a pris l'habitude de donner le tempo en Europe", selon l'Est Républicain. La chancelière "se sent pousser des ailes. Certains y voient de l'arrogance, d'autres une inclinaison hégémonique agaçante... Dans tous les cas, l'Allemagne sûre de sa toute puissance, risque de se prendre les pieds dans le tapis à force d'imposer sa vision unilatérale".

Mais Angela Merkel, "a dû capituler devant la réalité: son pays est au bord de la rupture et l'opinion risquait de ne plus la suivre. Certains conservateurs dénoncent même une grave erreur de jugement de sa part", écrit le Républicain Lorrain

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Angela Merkel

A.S. avec AFP