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Manif pour tous: le Conseil de l'Europe saisi sur la "répression"

Des CRS ont recours aux gaz lacrymogènes, place de l'Etoile à Paris, le 24 mars 2013.

Des CRS ont recours aux gaz lacrymogènes, place de l'Etoile à Paris, le 24 mars 2013. - -

La polémique autour de la réponse musclée apportée par la police à des opposants au mariage homosexuel a dépassé samedi les frontières de la France.

La loi sur le mariage homosexuel a été adoptée le 23 avril, mais les tensions qui ont entouré le débat sont toujours vivaces. Jusqu'à dépasser les frontières françaises: le comité des ministres du Conseil de l'Europe vient en effet d'être saisi pour les violences policières qui ont suivi plusieurs manifestations d'opposants au projet de loi, indique samedi le Figaro.

Détail notable, l'homme qui a saisi cette instance n'est pas français mais... italien. Il s'agit du président du groupe PPE (droite) à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Luca Volontè. Et il ne cache pas sa véhémance.

Dans sa question écrite, il demande quelles seront les "mesures prises contre le gouvernement français", en pointant sa gestion des manifestations contre le mariage homosexuel: "le mouvement social de défense de la famille qui anime actuellement la France fait l'objet d'une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d'un État membre du Conseil de l'Europe", estime-t-il ainsi.

"Violation des droits de l'homme comme en Biélorussie"

Ses griefs portent essentiellement sur la manifestation du 24 mars dernier à Paris, où d'après lui "de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées par les forces de l'ordre".

N'hésitant pas à comparer cette "répression" à "des violations des droits de l'homme comme on en voit en Ukraine ou en Biélorussie", il a d'ores et déjà indiqué que si la réponse des ministres "n'est pas satisfaisante", il ne s'en tiendrait pas là.

M. T.