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"Laissez-la en paix", demande la mère de Sophie Lionnet

Document BFMTV - Deux Français sont inculpés du meurtre de la jeune fille au pair après la découverte d'un corps calciné dans le jardin d'une maison à Londres. Mais la mère de la femme de 21 ans souhaite qu'on respecte la mémoire de sa fille tant que le corps n'a pas été formellement identifié et rapatrié en France.

La mère et la soeur de Sophie Lionnet demandent "que les gens les laissent tranquilles". Un corps a été découvert calciné dans le jardin de la maison où la jeune fille au pair travaillait. Ses employeurs, un couple de Français, ont été mis en examen pour son meurtre.

Catherine Devallonné n’arrive toujours pas à expliquer un tel drame et regrette qu'on utilise la mémoire de sa fille "sous prétexte de plein de choses".

"Laissez-la en paix, c'est tout ce que je souhaite. Si des gens veulent faire des marches blanches ou autre chose, qu'on me demande l'autorisation", exhorte Catherine Devalonné, la mère de la jeune fille.

"Ma fille était quelqu’un de très douce"

Le regard empreint de douleur et d’incompréhension, Catherine Devallonné décrit la personnalité de la jeune femme de 21 ans: "Ma fille était quelqu’un de très douce, très gentille, très agréable. Elle adorait les enfants. Etant toute petite déjà, les enfants étaient auprès d’elle".

"J'espère que le nécessaire sera fait pour que ma sœur revienne rapidement - la procédure a l'air longue - et qu'on puisse enfin faire notre deuil", s'inquiète la sœur de Sophie, Elodie Mackowicz, née d'une première union.

Sophie, 21 ans, s’était installée à Londres, il y a un peu plus d’un an comme jeune fille au pair. Elle s’occupait de garder les enfants, faire les repas et le ménage mais était payée une misère: une cinquantaine d’euros par mois.

"Pour Sophie, c’était un moyen d’acquérir encore un peu plus de choses, de pouvoir commencer à travailler et maîtriser plus l’anglais", explique sa mère. La jeune femme semblait déçue. En juillet dernier, elle avait exprimé sa volonté de revenir en France dans une carte postale.
E. M. avec Caroline Mier, Amelie Rosique et Stephane Beaugeard