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Kosovo: ils tuent deux ours croyant pouvoir guérir le cancer

Photo d'illustration d'un ours brun

Photo d'illustration d'un ours brun - -

Quatre personnes ont été condamnées à une amende de 200 euros pour avoir tué deux ours bruns croyant que leur vésicule biliaire pourrait guérir le cancer.

Le gouvernement kosovar a demandé à la justice de prononcer des peines plus sévères contre quatre personnes condamnées à une simple amende de 200 euros pour avoir tué deux ours bruns croyant que leur vésicule biliaire pourrait guérir le cancer, a-t-on appris mardi de source officielle.

"Nous allons utiliser toutes les voies juridiques possibles pour demander les peines les plus lourdes prévues par la loi" pour ce genre de délit, a annoncé le ministre kosovar de l'Environnement, Dardan Gashi.

"Un acte criminel"

"Nous considérons qu'il s'agit d'un meurtre cruel et d'une atteinte au patrimoine national du Kosovo", a-t-il souligné dans un communiqué.

Le ministre a ajouté que "la vente ou le meurtre d'un animal protégé au Kosovo était un acte criminel qui est passible d'une peine de prison" allant jusqu'à deux ans fermes ou une amende, dont la plus lourde prévue est de 4.000 euros.

Trois ressortissants albanais et un Kosovar ont acheté jeudi dernier deux ours bruns détenus en captivité par des villageois et les ont tués car ils croyaient que leur "vésicule biliaire pouvait servir de remède contre le cancer", a déclaré un porte-parole de la police kosovare.

"Jetés dans une décharge locale"

"Les ours ont été anesthésiés, puis tués et leurs vésicules biliaires ont été prélevées. Leurs dépouilles ont par la suite été jetées dans une décharge locale", a-t-il poursuivi.

Les quatre hommes ont été arrêtés peu après cet incident, mais le tribunal de Kosovska Mitrovica les avait libérés, ne les condamnant qu'à une amende totale de 200 euros.

Les autorités ont lancé récemment une campagne pour protéger les ours, dont il reste une centaine à l'état sauvage au Kosovo.

Le gouvernement a indiqué qu'il allait saisir et transférer dans une réserve naturelle du nord du territoire, quinze ours qui sont actuellement détenus par des personnes privées.