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Pas de grâce présidentielle pour Silvio Berlusconi

Sylvio Berlusconi le 1er février 2012 au Parlement italien à Rome.

Sylvio Berlusconi le 1er février 2012 au Parlement italien à Rome. - -

Le président italien Giorgio Napolitano s’est exprimé mardi sur la condamnation du Cavaliere à de la prison ferme en insistant sur l’obligation de respecter la sentence, tout en appelant à la clémence dans son application.

Une mauvaise nouvelle de plus pour Silvio Berlusconi: le président italien Giorgio Napolitano a estimé que sa peine de prison devait être appliquée. "Toute sentence définitive, et l’obligation qui en découle de l’appliquer, ne peut être que prise en considération" a-t-il a déclaré dans un communiqué de presse, ce mardi soir.

Autrement dit, il ne lui accorde pas de grâce présidentielle. C’était la dernière chance du Cavaliere d’échapper à sa condamnation pour fraude fiscale. Confirmée par la Cour de Cassation, cette condamnation est définitive, donc sans recours possible, si ce n’est une éventuelle grâce présidentielle.

Risque de crise politique

Le président Napolitano a donc rejeté cette possibilité en déclarant qu’il fallait respecter la justice et prendre acte de sa décision.

Une décision peu surprenante, en raison du coût politique qu’un tel geste aurait pu avoir pour le président Napolitano. Garant de l’unité de la nation, il aurait probablement été désavoué par la gauche, et perdu une grande partie de sa légitimité.

Giorgio Napolitano a toutefois voulu ménager les partisans de Berlusconi puisqu’il a aussi appelé à la clémence dans l’exécution de la peine.

A bientôt 77 ans, le Cavaliere ne devrait pas passer derrière les barreaux. Le système italien lui offre la possibilité d’un aménagement de peine, comme l’assignation à résidence ou des travaux d’intérêt général.

Prochaine échéance cruciale pour Berlusconi, le mois prochain: le Sénat doit se prononcer sur son exclusion en raison de cette condamnation.

Caroline Piquet