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Berlusconi tombe? La faute à la gauche

Pour sa première apparition publique depuis la fin sa peine d'intérêt général, Silvio Berlusconi a chuté devant une salle comble, samedi à un meeting du parti d'opposition qu'il dirige, Forza Italia, près de Gênes, dans le nord-ouest de l'Italie. L'ancien président du Conseil a accusé la gauche, avec humour, d'avoir placé le marchepied dans lequel il a butté.

Silvio Berlusconi a fait un retour très remarqué sur la scène politique ce week-end. Le Caïman, qui a purgé début mars sa peine d’un an de travaux d’intérêt général après sa condamnation pour fraude fiscale, participait samedi à un meeting de son parti Forza Italia, près de Gênes, dans le nord-ouest de l'Italie.

A la fin de son discours, en quittant la tribune, le Cavaliere a fait une énorme chute, trébuchant sur le marchepied qui se trouvait à la gauche de son pupitre. "C'est la faute de la gauche", s'est amusé l'ancien président du conseil italien, en brandissant l'objet du délit.

Détournements sur les réseaux sociaux

Les images de Berlusconi ont beaucoup tourné sur les réseaux sociaux italiens. Le quotidien La Stampa a moqué "L‘envol de Berlusconi, pas dans les sondages, mais au pied de la scène".

"N'en dites pas plus. La plus belle image que je l'ai jamais vu dans ma vie", a tweeté un internaute.

L'homme d'affaires et politicien a également eu droit à quelques détournements.

Berlusconi envisage de rebaptiser son parti

Silvio Berlusconi, 78 ans, avait été condamné définitivement le 1er août 2013 à quatre ans de prison - dont trois ont été amnistiés - après avoir été reconnu coupable de fraude fiscale concernant son empire médiatique, Mediaset. Il avait évité la prison en raison de son âge et obtenu que sa peine soit commuée en travaux d'intérêt général.

Le magnat des médias reste en revanche inéligible en principe jusqu'en novembre 2019 en vertu d'une autre loi adoptée par l'Italie pour lutter contre la corruption, la loi Severino. Il ne semble pas prêt de quitte l'arène politique pour autant. Inspiré par Nicolas Sarkozy et ses Républicains, il envisage de rebaptiser "Forza Italia" en "I Repuibblicani".

K. L.