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En Suède, un site de rencontres pour les détenus

En se rendant sur le site, les internautes pourront entrer en contact avec des prisonniers, sauf les condamnés pour viol ou pour pédophilie (photo d'illustration).

En se rendant sur le site, les internautes pourront entrer en contact avec des prisonniers, sauf les condamnés pour viol ou pour pédophilie (photo d'illustration). - -

SUR LES INTERNETS - Le site suédois Prisonmatch propose d'aider les prisonniers à trouver le grand amour, moyennant un abonnement annuel de 200 euros.

Difficile de rencontrer l'âme soeur derrière les barreaux. Pour répondre à ce problème, en Suède, le site de rencontre Prisonmatch se propose d'aider les prisonniers à trouver le grand amour, rapporte le Göteborgs-Posten, cité par Courrier International.

Moyennant un abonnement annuel de 200 euros, les 5.000 détenus du pays pourront s'inscrire sur le site. Pour ceux privés d'accès à Internet, Prisonmatch se charge de leur transmettre par courrier les messages de leurs admirateurs ou admiratrices.

En dehors de la prison, l'adhésion est gratuite, précise Courrier International. Les internautes pourront donc converser avec des meurtriers, sauf les condamnés pour viol ou pour pédophilie, exclus du site.

"Nous cherchons tous désespérément l'amour"

"Nos membres ont tous plus de 18 ans et, si l'on choisit de contacter un meurtrier, c'est son propre choix", explique la fondatrice Valbona Demiri au Göteborgs-Posten. "Nous cherchons tous désespérément l'amour, que nous soyons en liberté ou en prison." "Ce ne sont pas exactement des Justin Bieber qui sont incarcérés", doute pour sa part un professeur en cirminologie suédois.

Succès mitigé pour le site pour le moment, précise les Inrocks. Le magazine a interrogé Robert Cario, professeur et coordinateur du master de criminologie à l’université de Pau. Le spécialiste prend très au sérieux l'initiative: "L’idée d’un site de rencontre sur le modèle de Prisonmatch n’est pas complètement aberrante, et pourrait voir le jour en France. Pourquoi pas?".

>> A lire sur Göteborgs-Posten (en suédois)

Mathieu Dehlinger